Contrôle des prêches religieux : Des acteurs renforcent leurs capacités

Le SG de la région du Plateau central, Séverin Somé (milieu), a invité les participants à faire bon usage des connaissances acquises.

L’Observatoire national des faits religieux (ONAFAR), avec l’appui du Programme des Nations unis pour le développement (PNUD) a organisé, à Ziniaré, du 27 au 30 juillet 2020, au profit de ses membres et des responsables du Conseil supérieur de la communication (CSC), un atelier de formation sur le suivi et le contrôle des prêches et discours religieux.

Le suivi et le contrôle rigoureux du discours et des prêches religieux est l’un des credo de l’Observatoire national des faits religieux (ONAFAR). Fort de cela, il a initié un atelier de formation sur la question à l’intention de ses membres et des responsables du Conseil supérieur de la communication (CSC). La rencontre qui s’est tenue, du 27 au 30 juillet 2020 à Ziniaré, vise, selon le président de l’ONAFAR, l’abbé Jean-Baptiste Sanou, le renforcement des capacités des participants au bon suivi des discours religieux diffusés, le plus souvent, dans les radios confessionnelles.

Il a aussi signifié qu’il s’est agi de les outiller sur les techniques d’analyse du discours religieux, d’analyser leur impact sur la coexistence pacifique et de déterminer surtout les facteurs de résilience face aux faits religieux. Pour ce faire, le rôle des médias dans la radicalisation menant à la violence, la place des médias confessionnels dans la cohésion sociale, les signaux de la radicalisation dans ces médias et les mécanismes de gestion des discours radicaux ont été les points sur lesquels les participants à l’atelier ont planché. « L’une des mission de l’ONAFAR est d’appuyer le CSC dans la surveillance des contenus des messages médiatiques à caractère religieux et la régulation de ces messages », a-t-il indiqué. Le président de l’ONAFAR, a ainsi invité les participants à mettre les connaissances acquises au service des communautés.

Cela, afin de minimiser les discours radicaux et de renforcer la cohésion sociale au Burkina Faso. « Nous avons, en effet, mieux compris le rôle des radios confessionnelles dans la promotion de la cohésion sociale et les outils à mettre en place pour empêcher la radicalisation », a soutenu un des participants, Sogobi Yatiyé. Le secrétaire général de la région du Plateau central, Séverin Somé, a salué l’initiative de cette formation dont les résultats, s’est-il convaincu, vont permettre la modération dans les discours à caractère religieux. Toute chose qui, a-t-il soutenu, va influer sur la radicalisation dans les contenus des médias et partant lutter efficacement contre l’extrémisme violent. L’atelier a été organisé avec l’appui financier du Programme des Nations unis pour le développement (PNUD) dans le cadre de son programme cohésion sociale, sécurité et état de droit (CoSED).

Soumaïla BONKOUNGOU

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