COVID-19 au Burkina Faso : Des experts partagent les résultats sur l’impact socio-économique

Le représentant pays de Jhpiego, Dr Jérémie Zoungrana, a rassuré que son institution continuera de mener à bien sa mission de sauver des vies.

L’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP), en collaboration avec le Bureau-pays de Jhpiego, a organisé, le jeudi 30 juillet 2020 à Ouagadougou, un atelier de dissémination des résultats de l’étude : « COVID-19 au Burkina Faso : Connaissances, attitudes et pratiques des populations, impact socio-économique sur les ménages et sur l’accès aux services de santé ».

Après la collecte des données à travers la plateforme de recherche PMA, sur les connaissances, l’impact socio-économique sur les ménages et l’accès aux services de santé liés à la COVID-19, les acteurs se sont retrouvés, le jeudi 30 juillet 2020 à Ouagadougou, pour partager les résultats de l’étude. Cette investigation est la première au Burkina Faso et dans la sous-région francophone, de l’avis du coordonnateur de l’étude, Dr Georges Guiella.

Les résultats vont apporter au gouvernement et aux acteurs impliqués dans la lutte contre la COVID-19, une plus-value dans leur politique de riposte. Il a expliqué qu’au cours de l’enquête, il s’est agi de voir l’impact des mesures-barrières sur les conditions de vie des ménages. A entendre Dr Guiella, les principales difficultés rencontrées par les ménages étaient surtout ceux qui étaient déjà vulnérables soit près de 7 ménages sur 10 ont subi une insécurité alimentaire accrue. 9 femmes sur 10, ont connu une situation beaucoup plus difficile qu’auparavant.

Le représentant du ministre en charge de la recherche scientifique, Pr Serge Diagbouga a souligné les efforts consentis pour maîtriser la propagation de la COVID-19.

« Toutes les régions du Burkina Faso ont été concernées par cette étude. Que ce soit en milieu urbain ou rural, à Ouagadougou ou dans les Hauts-Bassins, la perte des revenus ressentie est plus importante pour les revenus des femmes elles-mêmes, que pour ceux des ménages », a-t-il justifié. Quant aux perceptions et les attitudes vis-à-vis de la COVID-19, le coordonnateur a indiqué que 95% des personnes étaient au courant des mesures-barrières, mais parmi les croyances liées à la COVID-19, 17% de la population continuent de croire que la COVID-19 est une maladie des riches.

Sur le plan sanitaire, près de 25% des femmes ont évité d’aller dans les formations sanitaires, parce qu’elles avaient peur de contracter la maladie. « Globalement, une femme sur quatre a changé de désir de tomber enceinte, à cause de la survenue de la maladie», a-t-il affirmé. Le représentant pays de Jhpiego, Dr Jérémie Zoungrana, a souligné que même si le combat contre la COVID-19 n’est pas encore gagné, les efforts du gouvernement burkinabè sont à saluer, parce qu’ils ont eu pour avantage, la réduction considérable des cas de personnes infectées.

Toujours garder la vigilance

Les participants vont améliorer les résultats de l’étude, afin que le document définitif soit utile à la lutte contre le coronavirus.

Le représentant du ministre en charge de la recherche scientifique, Pr Serge Diagbouga a indiqué que la réalisation de cette recherche par l’ISSP, constitue un outil important, à même de permettre une meilleure compréhension des perceptions des populations et de l’impact de cette pandémie sur certains domaines clés de la vie nationale.

Pour le directeur de CORUS, Dr Brice Bicaba, elle revêt d’une grande importance pour le ministère de la Santé car, connaître les perceptions de la population, permettra à son département, de réadapter ses stratégies. « Il est toujours important de garder la vigilance, en donnant de bons messages, qui puissent être reçus au niveau de la population », a-t-il suggéré. Il a signifié que le Burkina Faso s’apprête à vivre encore pendant quelques temps avec la COVID-19 et cette enquête vient à point nommé, car des pics épidémiques doivent être évités.

Le directeur de l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP), Dr Abdramane Soura a exprimé sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers du projet PMA, pour la mise en place de cette plateforme innovante de recherche, basée sur l’utilisation de la technologie mobile, pour la réalisation des enquêtes rapides et à moindre coût sur différentes thématiques de la santé

Afsétou SAWADOGO

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