Le génie d’un peuple

« Le plein est fait « , pourrait-on dire avec l’investiture des candidats  des principaux partis politiques du pays, à savoir le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP),  l’Union pour le progrès et le changement (UPC) et le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP)  dans les dernières semaines du mois de juillet.

Avec  eux, d’autres candidats, des plus « sérieux » aux plus « exotiques  » iront  donc, la fleur au fusil, à la conquête du fauteuil présidentiel dans un contexte préoccupant sur le plan sécuritaire et sanitaire avec des effets sur la vie socioéconomique, nonobstant les efforts titanesques déployés pour maintenir le pays à flots.

Plus que le scrutin à venir, c’est l’avenir du pays qui doit être la boussole de tous les impétrants au fauteuil présidentiel  avec comme chantiers urgents de l’après-élection, la consolidation des acquis démocratiques et économiques, la réconciliation nationale, l’éradication du terrorisme et, last but not the least, la poursuite de la lutte contre l’impunité.

Solidarité, partage, justice, tolérance et pardon, de puissants ressorts sur lesquels notre peuple s’est toujours appuyé pour rebondir dans les moments difficiles et qui commandent que celui-ci fasse appel à son génie créateur pour sortir de l’ornière actuelle. Ces ressorts, comme nous l’avons souligné la semaine dernière, passent par le consensus salvateur (et non l’introuvable unanimité) afin que le débat se déplace du terrain de la polémique à celui des propositions concrètes.

C’est ce qui a permis aux territoires voltaïques de faire entendre leur voix face aux abus de l’administration coloniale, d’obtenir la reconstitution de la colonie de la Haute-Volta, de mener la bataille pour l’indépendance et de maintenir l’essentiel pendant les périodes de fortes contractions. En droite ligne de l’institution d’un Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) en 2016 jusqu’à la tenue, en juillet 2019, du dialogue politique, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, est déjà dans cette dynamique.

« Il faut panser les plaies, en construisant un esprit nouveau, respectueux de la légalité, de nos valeurs morales et des exigences de la bonne gouvernance. Bâtir cet esprit de concorde demande donc la contribution de toutes les personnes, physiques et morales, soucieuses de la qualité et de la force de notre vouloir vivre ensemble », avait-il affirmé lors de l’installation solennelle des sages du Haut conseil.

Indépendamment du « turn over » électoral, ces dispositions d’’esprit devront prévaloir et se consolider pour sauvegarder ce merveilleux legs de nos ancêtres qu’est le Burkina Faso avec le concours et le génie d’un peuple, lui aussi, inscrit dans le panthéon des grandes nations au regard de son histoire politique et sociale.

Par Mahamadi TIEGNA
mahamaditiegna@yahoo.fr

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