Réouverture des frontières aériennes : L’aéroport de Ouagadougou opérationnel

L’aéroport international de Ouagadougou a repris du service, le 1er août 2020 avec des vols commerciaux.

La compagnie Air Burkina a repris du service, le samedi 1er août 2020 à Ouagadougou, dans le contexte de la crise sanitaire de la COVID-19. Trois vols en partance pour le Bénin, le Mali et le Sénégal, ont eu lieu ce jour.

L’aéroport international de Ouagadougou a repris du service. Après plus de quatre mois de fermeture pour cause de COVID-19, le samedi 1er août 2020, le 1er vol commercial d’Air Burkina en direction de Cotonou(Bénin) est parti aux environs de 8 heures. Pour accéder à l’enceinte de l’aéroport, les passagers devaient se conformer à certaines consignes. Pour ce premier jour de vol, environ une centaine d’agents de santé ont été mobilisés pour la circonstance et ils y seront pour les autres jours à venir.

Trois vols commerciaux, au total, ont décollé en partance pour Cotonou (Benin), Bamako(Mali) et Dakar (Sénégal) et deux vols arrivés. «Aujourd’hui, nous avons effectivement démarré avec le programme des vols réguliers. C’est tout un dispositif qui a été mis en place à l’embarquement comme au débarquement pour éviter d’éventuels cas de COVID-19», a déclaré le Directeur régional (DR) de la santé du Centre, Thomas Ouédraogo. A l’embarquement, le premier poste de contrôle est au niveau de la police à partir du parking de l’aéroport. Là, tous les voyageurs doivent obligatoirement porter un masque, avant de présenter leurs résultats de test négatif à la maladie datant de plus de cinq jours. Une fois le test validé, le voyageur a accès à l’aéroport.

Pendant que ce passager en partance pour Dakar se prépare pour le décollage…

C’est à partir de ce moment, que commencent les formalités sanitaires avec les prises de températures et le remplissage de la fiche voyageur. « Elle permet de faire la synthèse des signes au cas où la personne serait dans cette situation. Ces fiches sont remises à l’entrée de l’aérogare », a-t-il indiqué. Des serpentins ainsi que des marquages au sol pour obliger au respect de la distanciation sont faits en vue de faciliter le contrôle (prise de température et vérification des résultats de test). Au niveau de l’enregistrement dans chaque boxe de police, du gel hydroalcoolique est mis à la disposition des passagers pour se désinfecter les mains.

Respect strict des consignes

En ce qui concerne le débarquement, c’est le processus contraire. Dès la descente du passager du bus, il y a un contrôle de l’effectivité du test avant son entrée dans la salle. Seulement, ceux qui ont les tests valides qui y entrent et qui suivent le processus de sortie. Là, il existe deux caméras thermiques, l’une avec un écran fixé à l’intérieur du box de contrôle de vaccination. Les températures sont prises systématiquement. La 2e est un robot qui a l’avantage de pouvoir fixer 5 à 10 personnes à la fois, pour la prise automatique de la température.

…d’autres ont hâte de rejoindre leurs familles après le débarquement.

« Pour toute température supérieure à 38°C, une alarme se déclenche automatiquement. Mais pour ce premier jour, aucun cas suspect n’a été signalé. Tous ceux qui n’auront pas de résultats de tests valides sont invités à faire les prélèvements au sein de l’aéroport et rejoindre l’hôtel pour être confinés en entendant les résultats», a expliqué le directeur régional de la santé du Centre. Pour l’ouverture officielle des frontières aériennes, tout s’est bien déroulé, témoigne l’agent de santé, Yaya Kondaogo.

«Tous les passagers ont fait leurs tests de COVID-19 », a-t-il relevé. M. Ouédraogo a, par ailleurs, invité les passagers à la discipline et aux respects des marquages, car le temps d’attente dans les couloirs des serpentins peut entraîner souvent des goulots. Toute personne désirant faire son test à Ouagadougou peut se rendre dans six centres de santé que sont le Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Pissy, de Kossodo, des centres médicaux urbains de Pogbi (CMU), du secteur n°52 (Patte d’oie), du secteur n°15 (Tampouy) et le centre médical de Saaba en plus des Centres hospitaliers universitaires (CHU).

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

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