Election présidentielle de novembre 2020 Roch Marc Christian Kaboré, candidat du NTD

Le Nouveau temps pour la démocratie (NTD) a organisé un congrès extraordinaire, le samedi 22 août 2020, à Ouagadougou. A l’issue du congrès, le parti a désigné le président Roch Marc Christian Kaboré comme son candidat à la présidentielle, du 22 novembre prochain.

Le président Roch Marc Christian Kaboré est le candidat du Nouveau temps pour la démocratie (NTD) pour l’élection présidentielle de novembre 2020 prochain. Il a été désigné par le parti, à l’occasion de son deuxième congrès extraordinaire, tenu le samedi 22 août 2020, à Ouagadougou. L’acte d’investiture a été marqué par la remise d’un fanion blanc frappé de l’image du président Kaboré et d’un livre comportant des propositions que le parti souhaite qu’elles soient prises en compte par le candidat dans son programme. Les deux objets symboliques ont été transmis au directeur de cabinet de campagne de Roch Kaboré, Clément P. Sawadogo, par le président du NTD, Vincent T. Dabilgou. Pour la circons-tance, la salle de la Maison du peuple de Ouagadougou, qui a abrité le congrès, s’est retrouvée étroite, pour contenir les militants de ce parti, venus des 45 provinces du Burkina Faso, si bien que certains ont suivi la cérémonie dans la cour, à travers un écran géant érigé à cet effet. A l’ouverture du congrès, placé sous le thème : « NTD en mouvement avec Roch pour un coup KO en 2020 », Vincent T. Dabilgou a rassuré que le candidat Roch Marc Christian Kaboré sera réélu au premier tour parce que son programme a marqué de manière indélébile l’ensemble des populations du pays à travers le Plan national de développement économique et social (PNDES). « Nous sommes un parti de la sociale démocratie et le président du Faso a incarné notre vision. Lors du premier mandat qu’il a eu, nous avons regardé à travers les villages, les villes, les communes, mais aussi à travers les infrastructures structurantes, dans le domaine du désenclavement, de l’économie de l’énergie, de l’éducation et nous avons vu qu’il a fait un bond prodigieux. Nous sommes en phase avec les ambitions pressantes du peuple. Nous pensons que nous pouvons accorder à notre leader une autre possibilité de dire oui à la nouvelle vision qu’il veut proposer au peuple du Burkina Faso », a-t-il argué.

« Bâtir un Burkina démocratique et prospère »

Dans le bilan fait par le Pr Moumouni Zoungrana, membre du bureau politique national du NTD, il a indiqué que le programme : « Bâtir un Burkina démocratique et prospère », a permis de construire le pays sur des valeurs de démocratie, de justice sociale, de liberté d’opinion. Ce programme a également favorisé, a-t-il poursuivi, un développement économique inclusif, une croissance partagée, une égalité d’accès aux services sociaux de qualité et à l’emploi, ainsi qu’à une protection sociale résiliente. Au niveau de la gouvernance économique et financière, le Pr Zoungrana a déclaré que le Burkina Faso a été le premier pays de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA) à adopter la gestion budgétaire axée sur les résultats. Dans ses énumérations, il aussi fait cas de la mise en place de plus de 200 projets de développement et l’augmentation des recettes fiscales à 17,8%.
« Au niveau des secteurs sociaux, il y a eu la construction de 147 établissements préscolaires, plus de 400 nouveaux collèges d’enseignement général, onze centres d’éducation de base, huit lycées scientifiques, cinq lycées professionnels, cinq collèges d’enseignement et de formation professionnelle, deux amphithéâtres, sept bâtiments pédagogiques… », a égrené le Pr Zoungrana. Dans le domaine de la défense du territoire et de la protection civile, il a relevé la tenue effective du forum national de la sécurité, la mise en place avec les pays frères du G5 Sahel d’une force conjointe de lutte contre le terrorisme, une augmentation conséquente du personnel en charge de la sécurité du territoire et de la défense avec le recrutement de plus de
10 000 agents toutes catégories confondues.
De l’avis du président du NTD, pour permettre au candidat d’obtenir un nouveau mandat, il faut développer des stratégies qui consistent à resserrer prioritairement les rangs dans tous les partis de la majorité présidentielle dont il a salué la présence au congrès. Pour le coordonnateur national de l’Alliance des partis politiques de la majorité présidentielle (APMP), Clément P. Sawadogo, afin de relever le double défi lié aux élections présidentielle et législatives, il a prôné l’union de ces 70 formations politiques.
Il a salué l’engagement de Vincent T. Dabilgou aux côtés du candidat Roch Marc Christian Kaboré qui, à l’en croire, reste l’homme de la situation au Burkina Faso.

Paténéma Oumar
OUEDRAOGO
pathnema@gmai.com

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