Sécurisation du trafic aérien : Les députés approuvent la ratification d’un traité

Pour le ministre en charge des transports, Vincent T. Dabilgou, le traité va permettre au Burkina de mieux sécuriser son trafic aérien.

L’Assemblée nationale a adopté, le lundi 24 août 2020, au cours de sa deuxième session extraordinaire de l’année, deux projets de lois. Le premier porte sur une autorisation de ratification de l’amendement à l’accord-cadre portant création de l’Alliance solaire internationale et le second autorise le Burkina Faso à ratifier le Traité relatif aux autorités africaines et malgache de l’aviation civile adopté à N’Djaména, en janvier 2012.

Le Burkina veut réunir les conditions pour faire de l’énergie solaire, sa principale source d’énergie. A cet effet, le gouvernement a soumis un projet de loi portant autorisation de ratification de l’amendement de l’accord-cadre portant création de l’Alliance solaire internationale adopté le 03 octobre 2018 à New Dehli en République de l’Inde.
Le lundi 24 août 2020, l’Assemblée nationale a, au cours de sa deuxième session extraordinaire de l’année, donné son quitus pour la ratification dudit texte à l’unanimité. Cette décision des députés a été saluée par le ministre de l’Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo, porteur du dossier.

Pour lui, l’adoption de cette loi permettra au « pays des Hommes intègres » de s’ancrer résolument dans le solaire et de faire de l’énergie solaire le maillon le plus important pour développer le secteur de l’énergie et de l’électricité. De son avis, l’Alliance solaire internationale a pour objectif d’accompagner, à travers un transfert de technologie, les pays ayant un potentiel en énergie solaire. A ce propos, le ministre Ouédraogo s’est réjoui du fait que le Burkina Faso ait déjà bénéficié d’un appui de l’Alliance. «Plusieurs de nos cadres ont bénéficié des formations et de transfert de technologie », a-t-il déclaré, tout en précisant que le transfert de technologie permettra aux entrepreneurs locaux de s’investir dans le secteur de l’énergie
solaire.

Protéger les industries nationales

A l’occasion, le ministre Ouédraogo a indiqué qu’une usine d’assemblage de panneaux solaires a déjà été créée et sera bientôt inaugurée. Pour ces unités nationales naissantes, le ministre a rassuré que le gouvernement prendra des dispositions pour garantir leur viabilité. Il a, en outre, salué l’idée de l’Assemblée nationale, qui envisage de proposer une loi sur la protection des industries nationales face à la concurrence extérieure.
Outre l’adoption de cette loi, les députés ont aussi donné leur accord à l’unanimité, pour la ratification par le Burkina Faso du Traité relatif aux autorités africaines et malgache de l’aviation civile adopté à N’Djaména en janvier 2012.

Cette convention vise, selon le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent T. Dabilgou, à améliorer la sécurisation du transport aérien. « Au niveau mondial, la gouvernance dans le domaine de l’aviation civile s’opère au niveau de l’OACI. Sur le continent africain, c’est l’ASCECNA qui joue le rôle de contrôleur et de superviseur de l’ensemble du processus de vol », a-t-il rappelé. Malgré l’existence de ces deux structures, a-t-il relevé, des difficultés liées à la capacité des pays à sécuriser efficacement la navigation demeurent.

D’où l’intérêt de la ratification du présent traité par les différents pays de manière à renforcer leur capacité. « Chaque pays dispose d’une Agence nationale de l’aviation civile (ANAC). L’ensemble de ces ANAC ont besoin de se retrouver au niveau continental pour échanger leurs expériences et mutualiser leurs capacités et se former afin de mieux dresser les audits, de contrôler et de superviser le trafic aérien », a expliqué le ministre en charge des transports. Avec ce vote des parlementaires, le Burkina est le 10e pays à ratifier le traité.

Abdoulaye BALBONE
Alimatou COMPAORE
(stagiaire)

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