Campagne agricole dans la Boucle du Mouhoun : De bonnes récoltes en perspective

Le ministre en charge de l’agriculture, Salifou Ouédraogo, a salué l’engagement des producteurs pour une autosuffisance alimentaire.

Dans le cadre du suivi de la campagne agricole 2020-2021, le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Salifou Ouédraogo, s’est rendu dans la région de la Boucle du Mouhoun, le mardi 25 août 2020. Dans l’ensemble, la physionomie des champs promet une récolte abondante.

La physionomie des champs dans la région de la Boucle du Mouhoun, grenier du Burkina Faso, augure de bonnes récoltes. Lors d’une tournée de suivi de la campagne agricole 2020-2021, le mardi 25 août 2020 dans les provinces de la Kossi et des Banwa, le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Salifou Ouédraogo a dit être confiant quant à une bonne récolte dans la région. « Nous pouvons dire dans l’ensemble que dans la boucle Mouhoun, la saison s’est installée avec un mois de retard.

Ce qui crée des disparités entre les provinces. Dans la province des Banwa, les spéculations se présentent très bien avec de bonnes levées. Par contre dans la Kossi, on constate que les cultures peinent à se développer. Mais nous pensons qu’avec la reprise des pluies et leur régularité, nous aurons une bonne avancée des cultures.

Ce qui nous permettra d’avoir une bonne récolte », a laissé entendre Salifou Ouédraogo. Selon son constat, cette région qui est une zone de production par excellence, regorge de jeunes producteurs qui font des merveilles avec de petits moyens sur de grandes surfaces d’exploitation.

Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles a débuté sa tournée dans le village de Ban, commune de Solenzo dans la province des Banwa.
Il a souligné que cet aménagement rentre dans le cadre de l’initiative « un million de tonnes de riz par an » du président du Faso.

Là, le groupement Bensoè exploite un bas-fond rizicole d’une superficie de 150 ha. Son responsable, Moussa Kiénou, a salué la visite du ministre qui constitue une source de motivation pour les membres.
A l’écouter, la physionomie de leur exploitation est très appréciable et les récoltes pourront atteindre quatre tonnes par hectare.

Le deuxième site qui a reçu la visite du premier responsable du département en charge de l’agriculture, est un champ de niébé de la coopérative Mugnussi (la soumission en langue Bwamou).
Ce groupement de 23 femmes cultive du niébé sur une superficie de trois hectares avec une récolte prévisionnelle de 900 kilogrammes.

De multiples difficultés

« Il y a eu tout un accompagnement des femmes notamment dans l’accès gratuit aux semences et aux engrais pour leur permettre de cultiver ces spéculations. Les femmes font des merveilles parce que les champs sont bien entretenus. En plus du champ collectif, chacune a un petit champ. Nous devons les soutenir pour qu’elles deviennent des entrepreneures agricoles et aussi aller vers la transformation », a confié le ministre Ouédraogo.

L’exploitation de Paul Diarra à Dio dans la province des Banwa a constitué la dernière étape de la tournée du ministre. L’hôte du jour a qualifié de modèle cet exploitant de plusieurs spéculations (maïs, sorgho, niébé, coton et sésame …) sur son terrain de 3,5 ha. Les semis sont à un stade de montaison, ce qui réjouit M. Diarra. « Mais au début, nous avons eu des inquiétudes parce que la pluie s’est installée tardivement. Comparée à l’année passée, si les pluies se poursuivent, nous aurons une meilleure récolte », a signifié Paul Diarra.

Lors de la tournée, plusieurs difficultés des producteurs ont été présentées au ministre en charge de l’agriculture. Il s’agit notamment de l’accessibilité à des sites, le manque de main-d’œuvre et d’infrastructures de maîtrise d’eau, mais aussi, de l’insuffisance d’équipements.
A ces préoccupations, Salifou Ouédraogo a promis des mesures pour résoudre ces difficultés.

Joseph HARO

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