De recalé à admis

En ces temps où les dénonciations de recrutements « pas clairs » sont légion, Kantigui a été agréablement surpris par l’intégrité du Directeur général (DG) d’une des sociétés d’Etat de la place. En effet, à l’issue d’un test interne, les vrais admis auraient été déclassés au profit des amis de certains « gourous » de la boîte. Un agent ayant pris part au concours a pris son courage à deux mains pour aller réclamer ses copies auprès du DG. C’est ainsi que celui-ci, qui avait été recalé, a été déclaré admis. « Après vérification, l’agent qui n’était même pas sur la liste a été déclaré admis avec un rang dans les cinq premiers. Une commission a procédé à la vérification de l’ensemble des notes et il s’est trouvé que le premier admis sur la première liste n’était pas sur la définitive », a rapporté à Kantigui, une source interne.


Un escroc dans les mailles de la justice

Le dossier est pour l’instant en justice. Mais de ce qui revient à Kantigui, un prétendu animateur de projet, J.M.K., dans la province de la Bougouriba serait passé maître dans l’escroquerie des pauvres populations. Dans sa supercherie, a-t-on raconté à Kantigui, J.M.K. faisait comprendre à des personnes qu’il pouvait les aider à acquérir des machines agricoles (tracteurs) ou à faire des forages. « Dans ses manœuvres, il remettait des fiches de souscription à ses victimes où son identité n’apparaissait nulle part. On notait seulement le nom du souscripteur et toujours un autre nom fictif, Sompaoré Didier, comme étant le coordonnateur du projet », a-t-on confié à Kantigui.

Un numéro de compte bancaire était remis aux victimes pour le versement des fonds qu’il appelait « avance de paiement », le reste étant, selon lui, payable après service rendu. Une fois les fonds reçus, J.M.K. devenait injoignable au téléphone et changeait de localité. Il serait ainsi parvenu à extorquer la somme de 5,2 millions F CFA à une première victime. C’est lasse d’attendre son tracteur et sans nouvelle de l’animateur de projet que la victime a porté plainte contre lui en mai 2018 au Tribunal de grande instance de Diébougou.

Interpellé en février dernier dans un hôtel à Ouagadougou, J.M.K. a finalement versé la totalité de la somme escroquée. Contre toute attente, le parquet sera envahi quelques jours après par plus d’une vingtaine d’autres plaintes de victimes avec un montant cumulé de plus de 30 millions F CFA soutirés. Kantigui invite donc toute autre victime à saisir le parquet du TGI de Diébougou pour une plainte ou à appeler aux numéros suivants : 51 50 96 75 / 20 90 53 63.


L’hôtel qui provoque des inondations

Il est revenu à Kantigui qu’un promoteur d’hôtel rend la vie dure à des habitants du quartier Gounghin de Ouagadougou, en ces temps d’hivernage. De ce qui lui a été rapporté, l’hôtel de cet opérateur économique, un expatrié, construit non loin de l’Ecole de formation et de perfectionnement des travaux publics, a obstrué des caniveaux de drainage des eaux de pluie. Des canalisations qui, de surcroit ont été réalisées par une bonne volonté. Selon l’informateur de Kantigui, l’immeuble à plusieurs niveaux provoque de grandes inondations dans la zone. C’est le lieu pour Kantigui, la voix des sans voix, d’interpeller l’autorité communale afin qu’une solution soit trouvée à cette situation.


SONABEL : du flou dans l’organisation d’un concours

Il est revenu à Kantigui que le recrutement de cadres de la SONABEL, organisé le 18 juin 2020, a connu une défaillance, dans le choix des sujets. Les concours de cadres comptables (Bac+3) et de gestionnaires comptables (Bac +2) ont, en effet, eu lieu le même jour, mais à des heures différentes. La plupart des candidats qui ont composé pour les cadres comptables avaient également postulé au concours des gestionnaires comptables. A leur grande surprise, ce sont les mêmes sujets (technique et français) qui ont été administrés aux deux catégories, en plus du concours des techniciens supérieurs en électricité. Pour l’interlocuteur de Kantigui, cette situation a naturellement donné l’avantage à certains candidats. Les mêmes sujets, regrette-t-il, auraient dû être, administrés aux mêmes heures pour assurer l’égalité de chance.

A son avis, les candidats Bac +2 ne devaient pas composer le même sujet que ceux de Bac+3, étant donné que ce n’est pas le même niveau, ni la même catégorie de classement. C’est dans cette confusion que les résultats d’admissibilité sont tombés le 22 juillet dernier. Il ressort, selon la source de Kantigui, que c’est en cherchant à vérifier leurs notes que certains candidats ont constaté qu’ils avaient la moyenne mais n’avaient pas leurs noms sur la première liste d’admissibilité. Face à ce désordre, une vérification générale des notes a été faite, et une autre liste d’admis affichée. Kantigui invite, de ce fait, la Nationale de l’électricité, à l’avenir, à plus de clarté dans l’organisation des concours.


Motion de défiance contre le maire de Ouagadougou

Kantigui est tombé sur une motion de défiance contre le maire de Ouagadougou, Armand Pierre Béouindé. Evoquant le Code général des collectivités territoriales, 90 conseillers municipaux, signataires de la motion, accusent le bourgmestre de « mépris total » envers les maires d’arrondissements et certains conseillers. Les frondeurs lui reprochent également de fouler au pied les principes élémentaires de bonne gouvernance, citant en exemple l’affaire des 77 véhicules acquis par crédit-bail et la disparition de camions et autres engins achetés dans le cadre des reprofilages des voies.

« De la gravité des éléments cités, nous, conseillers signataires de cette lettre, vous retirons notre confiance et introduisons cette motion de défiance à votre encontre », peut-on lire dans la motion. Dans une réponse dont Kantigui a eu copie, le maire de Ouagadougou leur a fait part de son regret de ne pas pouvoir convoquer une session relative à cette motion, « au regard du caractère douteux de la liste des prétendus signataires ». Il a toutefois affirmé que la tutelle sera saisie « à toute fin utile ».

Kantigui s’attend donc à une bataille rangée à venir si l’on sait que l’article 273 du Code général des collectivités territoriales stipule que la motion de défiance doit être signée par un tiers (84) des membres du conseil municipal (254). « En cas de refus du maire, la convocation du conseil est assurée par l’autorité de tutelle et présidé par un adjoint du maire », a pu lire Kantigui.


Un feuilleton judiciaire en vue dans un recrutement

Des candidats au concours de recrutement de l’équipe essentielle du personnel du Projet de résilience et de compétitivité agricole (PReCA) ne sont pas contents. Selon les sources de Kantigui, depuis la publication des résultats, des voix s’élèvent pour dénoncer le processus de recrutement, mais surtout la qualité des personnes déclarées admises audit concours.

Selon les explications données à Kantigui, certains admis n’auraient pas la qualification requise. Une source lui a aussi confié qu’un des admis n’aurait même pas pris part à l’entretien écrit et oral d’embauche, dernière phase de la sélection des admis. Face à cette situation qu’ils qualifient d’ « injustice », certains candidats malheureux ont décidé de porter l’affaire devant les juridictions pour que la lumière soit faite sur le processus de recrutement. Selon la source de Kantigui, le Réseau national de lutte anti-corruption (RENLAC) aurait été également saisi de l’affaire.


Des prévisions météorologiques inquiétantes

Le 8 juillet dernier, Kantigui se faisait l’écho d’une circulaire émanant du ministère de l’Administration territoriale qui fait cas de risques d’inondations dans la sous-région ouest africaine, selon des prévisions du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS). Après la Côte d’Ivoire et le Niger, le Burkina Faso et principalement Ouagadougou a enregistré des inondations dans la journée du 31 août 2020.

En effet, à la suite à des pluies quotidiennes depuis quasiment une semaine, la capitale burkinabè a reçu plus de 36 mm d’eau qui ont entrainé des inondations dans plusieurs quartiers au Nord de la ville de Ouagadougou. A Nimnin, Tampouy, Kilwin, Rimkièta, Yagma, Bassinko, Markoussi … les populations avaient les pieds sous l’eau. Le comble, a noté Kantigui, les prévisions météorologiques annoncent des manifestations pluvieuses ou pluvio orageuses. « Au cours du 1er au 13 septembre on notera le maintien de l’activité pluvieuse de la mousson sur la majeure partie du pays », a pu lire Kantigui dans une note des services de la météorologie du Burkina.


Axe Gounghin-Fada : vers la fin du calvaire ?

C’est tout éreinté que Kantigui a regagné Ouagadougou après un séjour à Fada N’Gourma, le week-end dernier. En effet, voyageant dans une compagnie de transport en commun, il a vécu le calvaire à partir de Gounghin pour rejoindre Fada sur une distance d’une cinquantaine de kilomètres sur la Route nationale numéro 4 (RN4). La voie étant impraticable, le car a fait plus d’une heure et demie pour parcourir ce tronçon.

Heureusement, Kantigui a appris que le lancement des travaux de réhabilitation et de renforcement de la Route nationale n°4 (route communautaire CU2a), Gounghin-Fada-Piéga-Frontière du Niger aura lieu, le lundi 14 septembre prochain. Kantigui espère qu’après cette cérémonie placée sous le très haut patronage du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, les travaux débuteront aussitôt pour soulager les usagers de l’axe.


Kossi : Doumbala, coupé du reste du monde

Lors d’une tournée dans la région de la Boucle du Mouhoun, Kantigui n’a pu accéder à Doumbala (province de la Kossi), parce que le pont reliant Doumbala à Djibasso a cédé à la suite de fortes pluies de ces derniers jours. Dès lors, il est impossible pour les véhicules, les motos et les piétons de rallier Djibasso ou vice-versa.

Dans ce contexte d’insécurité où la plupart des axes de cette bande frontalière avec le Mali sont impraticables, Kantigui s’inquiète du drame humanitaire que cette rupture du tronçon pourrait entrainer. En effet, qu’adviendra-t-il en cas de besoin d’évacuation sanitaire vers Djibasso ou Nouna, ou encore Dédougou ? Doumbala pourra-t-il être ravitaillé en produits de première nécessité, en médicaments et en carburant ? Kantigui appelle les autorités en charge des infrastructures à trouver urgemment une solution.


Le G5 Sahel forme ses membres et des personnes ressources

La bande sahélo saharienne est tenaillée depuis plusieurs années par les groupes armés. Pour y faire face, les pays du G5 Sahel ne négligent aucune piste. C’est dans ce cadre que Kantigui a appris l’organisation, par le Comité national de coordination des actions du G5 Sahel, d’un atelier de formation sur la doctrine du djihadisme au profit de ses membres et des personnes de ressources, du 31 août au 4 septembre 2020 à Ouagadougou.

Selon l’informateur de Kantigui, l’objectif principal de cette formation est de permettre aux participants d’avoir une meilleure connaissance de ladite doctrine. En cinq jours, ils seront dotés d’outils nécessaires à l’analyse et à la compréhension des interrelations entre le djihadisme, le terrorisme, l’extrémisme violent et la radicalisation. Cela, a-t-on expliqué à Kantigui, en vue de contribuer à la restauration de la paix et de la sécurité dans l’espace G5 Sahel.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(+226) 25 31 22 89

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