Pluie torrentielle à Kaya : Trois morts, des blessés et des sans-abri enregistrés

C’est dans cette tente que la femme enceinte, Alimata Sawadogo et sa fillette de 14 ans, ont trouvé la mort.

Une pluie torrentielle s’est abattue sur la ville de Kaya, le samedi 5 septembre 2020, occasionnant trois morts, deux blessés et des dégâts matériels.

Des Personnes déplacées internes (PDI), venues du village de Sagho, dans la zone de Guienbila, commune de Barsalogho, installées dans la zone non lotie du secteur n°2 de Kaya, sont sous le choc, après la pluie torrentielle de la matinée du 5 septembre 2020. En effet, elle a causé trois morts (femme presqu’à terme et une fillette de 14 ans) et deux femmes blessées, évacuées au Centre hospitalier régional (CHR) de Kaya, selon le maire de Barsalogho, Abdoulaye Pafarnam. Selon certains témoins, c’est autour de 2 heures du matin que ce drame s’est produit.

Pour le conseiller municipal de Papao (Barsalogho), Issaka Sawadogo, il s’agit d’une maison en terre de 20 tôles, à moitié détruite, de la cour voisine, qui s’est écroulée sur une tente des PDI, abritant au moins cinq personnes (femmes et enfants). «C’est un collègue conseiller qui m’a alerté de venir le secourir. Parce qu’une maison s’est écroulée sur une femme enceinte et sa fillette. Lorsque je suis arrivé, nous les avons extraites du bourbier de la maison pour les mettre dans une autre maison en ciment de 20 tôles, avant d’appeler le maire de Barsalogho.

Pour le maire de Barsalogho, Abdoulaye Pafarnam, la plupart des PDI de sa commune vivent le même scénario.

Ce dernier a informé les autorités administrative et communale», a-t-il témoigné. «Les médecins légistes n’ont pas donné tous les détails. Néanmoins, ils affirment que la cause de leur décès est liée aux chocs des briques reçus par les infortunées», a déploré
M. Pafarnam. La police nationale et municipale, l’action sociale et des agents du Centre de santé et de la promotion sociale (CSPS) du secteur n°2 de Kaya ont également fait les constats, avant d’autoriser l’inhumation des corps. «Cette situation vient, une fois de plus, interpeller les autorités administratives sur la nécessité d’une meilleure gestion des PDI installées dans des zones inondables», a souligné Abdoulaye Pafarnam. Pour ce faire, il a appelé les populations à la prudence.

«Nous invitons aussi les PDI installées dans les zones à risque à se signaler, afin que des dispositions soient prises», a déclaré le maire. M. Pafarnam a affirmé que d’autres PDI de sa commune vivent aussi le même scénario en cette période d’hivernage. «Dans toutes les localités, où se trouvent les PDI, nous assistons à des vents qui balaient des tentes, des maisons qui s’écroulent laissant ainsi des déplacés internes dans le désarroi», s’est-il lamenté. En attendant de retourner dans leurs villages de départ, le conseiller municipal Issaka Sawadogo a invité les autorités communales à identifier des réserves, afin que les PDI puissent installer leurs tentes. «Je suis dans cette zone non lotie malgré moi, parce que nos vies sont en danger dans ces maisons délabrées. Nous voulons retourner chez nous», a-t-il déclaré.

Emil Abdoul Razak SEGDA
Segda9emil@gmail.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.