Patrimoine national: la liste des biens culturels en examen

La première session de la Commission nationale des biens culturels et naturels (CNBCN), se tient du 7 au 12 septembre 2020 à Ouagadougou. La rencontre vise à réexaminer les propositions de biens culturels et naturels à inscrire sur la liste du patrimoine national.

Le décret de classement des biens culturels et naturels validés en 2017, 2018 et 2019 par la Commission nationale des biens naturels et culturels(CNBCN), n’a pas pu être adopté, selon la Direction générale du patrimoine culturel (DGPC), pour des raisons administratives. Plusieurs biens culturels sont ainsi toujours en attente d’être classés sur la liste du patrimoine national. Il s’agit de quatre-vingt-quatorze biens culturels constitués de sites, de monuments et d’ensembles architecturaux, d’une part et de cent soixante-trois éléments culturels, constitués de manifestations et d’expressions significatives des communautés ethnoculturelles, d’autre part, identifiées dans deux-cent vingt-six localités du Burkina Faso. En vue donc de réexaminer cette proposition de liste, la DGPC tient du 7 au 12 septembre 2020 à Ouagadougou, la première session du CNBCN. De l’avis du DGPC, Moctar Sanfo, ce conclave constitue une étape dans la promotion, la sauvegarde et la valorisation des biens culturels burkinabè. « L’objectif est d’engager un processus de renforcement de la protection et de la sauvegarde du patrimoine culturel », a-t-il précisé.
Selon le secrétaire général du ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, Lassina Simporé, la proposition de classement, conformément aux dispositions de l’article 17 de la loi n°024-2007/AN du 13 novembre 2007, portant protection du patrimoine culturel au Burkina Faso, devient caduque, si elle n’est pas prononcée dans un délai de trois cent soixante-cinq jours. « Il devenait donc impératif de tenir cette session interministérielle. Elle consistera à renforcer, en outre, les capacités des membres de la CNBCN», a indiqué M. Simporé.
Pour être inscrit sur la liste du patrimoine national, un bien culturel, a-t-il expliqué, doit être authentique, appréciable sur le plan intégrité et reconnu comme patrimoine par sa communauté. « Ces biens peuvent avoir la nature de biens physiques c’est-à-dire, des sites, des1} monuments, des palais, des mosquées, des arbres historiques, ou celle d’éléments immatériels du patrimoine comme, les fêtes coutumières, les intronisations de chefs, etc. », a-t-il détaillé.

Mamourou BENAO
(Collaborateur)

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