Conseil national de l’économie informelle : Des bureaux régionaux pour défendre les acteurs

Le DG de l’insertion professionnelle et de l’emploi, Moumouni Ouédraogo : « Nous avons voulu un processus très transparent, participatif et inclusif, car le secteur de l’informel est très difficile».

Le ministère de la Jeunesse et de la promotion de l’Entrepreneuriat des jeunes, a animé, le mardi 8 septembre 2020 à Ouagadougou, une conférence de presse sur le bilan de la mise en place des 13 Conseils régionaux de l’économie informelle (CREI) du Burkina Faso.

Les textes du Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF) ont prévu sa structuration en sections dans les régions, les provinces et les communes. C’est ainsi, que le ministère de la Jeunesse et de la Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, sous le leadership de son premier responsable, Salifo Tiemtoré, a accompagné ce conseil en 2020, à la mise en place des démembrements, notamment les Conseils régionaux de l’économie informelle (CREI).

C’est la déclaration faite par le Directeur général (DG) de l’insertion professionnelle et de l’emploi, Moumouni Ouédraogo, le mardi 8 septembre 2020 à Ouagadougou. En face des hommes de médias, il a fait le bilan de ces 13 CREI dans les 13 régions du Burkina Faso. Quel que soit le domaine d’activités à savoir, l’agro-sylvo-pastoralisme, la production/ transformation, l’artisanat et le commerce, M. Ouédraogo a exprimé sa satisfaction, lors de la mise en place de ces conseils, car selon lui, il n’y a eu aucun désaccord majeur pour départager des candidats.

« Nous pouvons donc affirmer qu’à l’heure actuelle, le CNEI-BF est représenté dans toutes les 13 régions du Pays des Hommes intègres, par des bureaux régionaux mis en place par consensus », a-t-il ajouté. Pour M. Ouédraogo, tous ces bureaux ont entamé depuis leur mise en place, des démarches de présentation physique aux autorités locales et également par le biais de lettres d’information, adressées aux différents Partenaires techniques et financiers (PTF).

Le directeur général a dit être conscient de la sensibilité de ce secteur et il fallait à l’en croire, mener un processus qui puisse faire adhérer tous les acteurs, de sorte qu’au finish, qu’il y ait des structures nationales et régionales, dans lesquelles les différents acteurs allaient se reconnaître et porter ‘’haut’’, la voix de ce secteur. Avec des conseils bien structurés, les acteurs sont-ils désormais sécurisés ? Y aura-t-il un budget qui leur sera alloué à présent ?

Le président du CNEI-BF, Salif Nikiéma, a suggéré que les acteurs donnent le meilleur d’eux-mêmes, afin que l’Etat puisse les accompagner dans leurs projets.

A toutes ces inquiétudes des journalistes, M. Ouédraogo a indiqué que plus de 80% des entreprises évoluent dans l’informel et la mission du ministère et de la direction est de les sensibiliser à aller vers le formel. La mise en place des conseils est, selon lui, une réponse aux préoccupations des acteurs de ce secteur.

Désormais, des solutions aux difficultés

Il a estimé qu’ils sont dorénavant mieux outillés, pour poser leurs difficultés, afin que des solutions idoines soient trouvées. Le directeur général a affirmé que les acteurs seront accompagnés par le gouvernement, à travers les fonds d’appui, dont certains ont déjà bénéficiés. Le président du Conseil national de l’économie du secteur informel, Salif Nikiéma, a pour sa part souligné, que 15% des marchés de l’Etat doivent revenir aux acteurs de l’économie informelle et ces derniers doivent travailler à sortir de l’informel, pour que chaque région ait son propre siège.

« Il faut que nous travaillions à formaliser le secteur et en ayant des projets fiables, afin que les PTF puissent nous accompagner », a-t-il souhaité. La suite de ce processus prévoit en termes de perspectives d’une part, la mise en place des Conseils provinciaux de l’économie informelle dans les 45 provinces en 2021 et les conseils communaux dans les 350 communes en 2022 d’autre part. Aussi, le ministère compte tenir un atelier-bilan, regroupant les 13 présidents des CREI et accompagner le CNEI-BF à l’élaboration de son manuel de procédures et de son plan d’actions sur le mandat de cinq ans.

Afsétou SAWADOGO
Adama SAWADOGO
(Stagiaire)

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