Conservation du complexe écologique PONASI :Une convention de collaboration pour agir avec plus d’efficacité

Le Consortium d’ONG NITIDAE, NATURAMA et les Anges Gardiens de la Nature (AGN) et le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique (MEEVCC) ont signé, jeudi 3 septembre 2020, à Manga, une convention pour renforcer leur collaboration dans la mise en œuvre d’activités de sécurisation et de conservation du complexe écologique Pô-Nazinga-Sissili (PONASI).

 Les Organisations non gouvernementales NITIDAE, NATURAMA et les Anges Gardiens de la Nature (AGN) et le ministère de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement Climatique (MEEVCC) se donnent la main pour une mise en œuvre réussie du projet de conservation du complexe écologique Pô-Nazinga-Sissili (PONASI) dénommé « Projet d’appui à l’amélioration du capital naturel du paysage PONASI et à l’accroissement de la résilience des communautés riveraines ».

Les deux parties ont scellé leur partenariat par une convention de collaboration dont la signature est intervenue, le jeudi 3 septembre 2020, à Manga. Le projet PONASI, financé par l’Union européenne (UE) à hauteur de 1 666 666 euros (soit un peu plus de 1 080 000 000 de FCFA), sur une durée de trois ans (septembre 2019 à août 2022) a pour objectif général de réduire la vulnérabilité du complexe, d’appuyer l’amélioration de son capital naturel et d’accroître la résilience des communautés riveraines. En vue de l’atteinte des résultats escomptés,  le MEEVCC et le consortium d’ONG promettent, selon les termes de la convention, de conjuguer leurs efforts notamment dans la mise en œuvre de certaines activités inscrites dans les trois composantes du projet que sont « la sécurisation et la surveillance des aires protégées ciblées », « le renforcement d’activités génératrices de revenus à travers des modèles économiques inclusifs de valorisation de ressources naturelles au niveau du terroir » et « l’animation et concertation des cadres d’échanges entre communautés riveraines et gestionnaires des aires protégées ».

Ainsi, le ministère en charge de l’Environnement s’engage, entre autres, à         mettre à la disposition de AGN deux agents pendant la durée de la convention pour un encadrement des éco-gardes, partager les informations disponibles et les expériences en matière de gestion des ressources naturelles et collaborer avec les membres du consortium dans le cadre de la mise en œuvre des activités de lutte contre la criminalité environnementale.

En retour, les ONGs NITIDAE, NATURAMA et AGN s’emploieront à des tâches dont la mobilisation des ressources humaines, financières et techniques nécessaires, l’appui au renforcement de la surveillance et le renseignement du complexe PONASI et sa zone périphérique et l’implication du ministère dans la conduite des études ou actions de recherche.

Une aubaine…

Le paraphe du document de convention, à en croire le directeur général des Eaux et forêt, le Colonel major Lamoussa Hebié, est une aubaine pour le département en charge de l’Environnement et partant du Burkina Faso. Il a expliqué qu’à travers l’engagement des signataires, la possibilité est donnée de « mieux protéger l’un des complexes écologiques importants du pays, riche par son étendue, la diversité de sa faune et sa flore et son impact socioéconomique pour les populations riveraines ».

Le représentant du consortium, Benjamin Bassono, a lui également trouvé opportun que les services de l’Etat et les ONGs porteurs du projet PONASI collaborent et se soutiennent mutuellement. « La signature de cette convention ouvre la voie à une meilleure exécution des activités sur le terrain parce que chaque partenaire saura désormais les activités qu’il peut mener, comment les mener et comment aller ensemble vers les résultats escomptés », a-t-il souligné.

« C’est un ouf de soulagement pour nous qui étions confrontés à des difficultés de moyens et de capacités pour faire face à l’énorme pression en terme de pratiques illégales d’activités à l’intérieur du complexe  comme la coupe du bois et le braconnage », a renchéri le directeur régional de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique du Centre-sud, Moïse Sya.

Se réjouissant aussi de voir les acteurs s’accorder de travailler main dans la main, le Représentant pays de Nitidae, Jules Gaye, a souhaité que les fruits de la collaboration conduisent à une mise en œuvre réussie des activités. M. Gaye a, du reste, appelé de ses vœux que les communautés riveraines du complexe s’approprient les réalisations tout en cultivant la paix et la cohésion sociale, gages de la réussite du projet.

Le complexe Pô-Nazinga-Sissili (PONASI) est situé à cheval dans les régions du Centre-sud et du Centre-ouest. Il regroupe le Parc national Tambi Kaboré (PNKT) et ses deux corridors, la forêt classée et le Ranch de gibier de Nazinga, la forêt classée de Sissili ainsi que les Zones villageoises d’intérêt  cynégétiques (ZOVIC) et les terroirs villageois s’y rattachant.

Mamady ZANGO

mzango18@gmail.com

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