COVID-19 : les Hauts-Bassins passent en tête avec 315 cas

Le coordonnateur national de la riposte à la COVID-19, Dr Brice Bicaba, a informé les journalistes, le mardi 15 septembre 2020, à Ouagadougou, de l’évolution de la pandémie du coronavirus au Burkina Faso. Le cas des énarques testés positifs à Bobo-Dioulasso, a été également abordé.

Le point de presse animé, le mardi 15 septembre 2020 à Ouagadougou sur la COVID-19, a fait état d’une augmentation de cas de contamination de la maladie. En effet, à cette même date, le coordonnateur national de la riposte à la COVID-19, Dr Brice Bicaba a révélé que 467 échantillons ont été analysés. 16 nouveaux cas ont été confirmés, tous à transmission communautaire, à Ouagadougou, Houndé et Bobo-Dioulasso. Il y a eu quatre guéris, portant le nombre total à 1 141.

Le nombre de décès reste inchangé soit 56 et celui des cas actifs est de 536.
A entendre Dr Bicaba, le nombre de cas confirmés à ce jour est de 1 733. Il a indiqué que neuf régions sont actives. Les Hauts-Bassins sont les plus touchées, avec 315 cas et 200 cas dans la région du Centre. Les autres régions sont la Boucle du Mouhoun, le Sahel, les Cascades, le Centre-Sud, le Sud-Ouest, l’Est et le Centre-Est. « Durant ces deux derniers mois, il y a eu une augmentation du nombre de prélèvements de cas testés, surtout depuis l’ouverture des frontières aériennes, liée au fait que le test est souvent demandé par les compagnies de voyage. Ce qui donne la moyenne d’analyses à environ 3000 tests par semaine, avec une pointe de 4 746 tests analysés en une semaine à la semaine 32 », a-t-il précisé.

Et d’ajouter que la semaine dernière, où il y a eu le pic à Bobo-Dioulasso avec les élèves de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), en formation militaire, il y a eu 3 513 échantillons qui ont été analysés avec 254 cas testés positifs, dont un taux de positivité de 7,2%. Selon le coordonnateur, le total des échantillons analysés depuis le 9 mars 2020 à la date du 15 septembre est de 41 784, dont 1 733 cas positifs, avec un taux de positivité de 4,2% contre 6,1%, lors du dernier point. Pour le cas de Bobo-Dioulasso, il y a eu une décision d’opération de dépister l’ensemble des élèves. « Avant que ces derniers ne partent pour leurs formations, un test de dépistage a été fait dans les centres un mois avant et également deux jours avant leur départ », a-t-il clarifié. Ceux testés négatifs ont été transférés en dehors du camp de formation.

Respecter les mesures barrières

Dr Bicaba a affirmé que 189 cas ont été testés positifs en même temps et il était nécessaire de les confiner. Parce que selon lui, lorsque les élèves sont sortis sans un avis médical, un dispositif a été mis au niveau du 3535, pour leur permettre de pouvoir appeler, afin qu’ils puissent être localisés. Le 14 septembre, 65 élèves ont appelé et le 15 septembre, ils étaient 74 à le faire. Pour les 65, le coordonnateur a signifié qu’ils seront accompagnés par la direction régionale de la Santé et les soins seront assurés dans leurs domiciles. « Pour le moment, nous leur avons recommandé le respect des mesures-barrières et de rester confinés. 99 élèves testés positifs ont été déportés à Ouagadougou et logés dans des sites d’hébergement et des suivis sont faits. A Bobo-Dioulasso, 56 ont été aussi logés dans des sites », a-t-il dit. En termes de perspectives pour ces cas, il a fait savoir que des familles des élèves testés positifs seront suivies car selon lui, ces dernières sont aussi exposées.

Il a estimé qu’un plan d’urgence doit être élaboré pour le renforcement des points d’entrée et renforcer l’ensemble du système de santé, pour que la prise en charge de la COVID-19 se fasse à tous les niveaux de ce système.
Des mesures de précautions ont-elles été prises, que s’est-il passé exactement ? Au regard de l’augmentation des cas, faut-il craindre une perte de contrôle au Burkina Faso ? A ces préoccupations des journalistes, Dr Bicaba a reconnu qu’il y a eu des insuffisances, dont le bilan sera dressé dans les jours à venir, mais il y avait aussi une urgence pour éviter à son avis, que les 800 énarques n’entrent pas en communauté puisqu’ils étaient déjà en fin de formation.
Il a signifié que des défis seront relevés, pour que la maladie ne se propage pas au sein des populations.

Afsétou SAWADOGO

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