Présidentielle 2020 : Neuf candidats s’engagent à réduire les inégalités

Les neuf candidats, à travers la signature de l’accord, se sont engagés à lutter contre les inégalités.

Une coalition d’Organisation de la société civile (OSC) a organisé, le vendredi 25 septembre 2020, à Ouagadougou, une cérémonie de signature de convention sur la réduction des inégalités. A l’occasion, neuf candidats se sont engagés à l’intégrer dans leurs projets de société.

Les orientations politiques opérées par les classes dirigeantes impactent le bien-être des populations. C’est pourquoi, une coalition d’une trentaine d’Organisations de la société civile (OSC), ayant pris conscience de l’omniprésence des inégalités dans tous les domaines de la vie et de ses effets néfastes, a convié, le vendredi 25 septembre 2020, à Ouagadougou, dix candidats à l’élection présidentielle ou leurs représentants, à une cérémonie d’engagement public à mettre en œuvre, s’ils sont élus, dix recommandations pour réduire ces inégalités au Burkina Faso.

Pour le représentant de la coalition, Sylvestre Tiemtoré, tous les candidats à l’élection présidentielle ont pris part à la cérémonie à l’exception de Yacouba Isaac Zida. Il s’agit de Tahirou Barry, Zéphirin Diabré, Ambroise Farama, Roch Marc Christian Kaboré, Monique Yeli Kam, Eddie Komboïgo, Kadré Désiré Ouédraogo, Gilbert Noël Ouédraogo et Abdoulaye Soma. « Au total 9 candidats ou leurs représentants ont reconnu la nécessité de travailler à réduire les inégalités disparates entre les Burkinabè, d’une personne à une autre, d’une couche sociale à une autre, d’un lieu de résidence à un autre », a précisé M. Tiemtoré.

Il a fait savoir que les mesures proposées par la coalition concernent, entre autres, la gouvernance inclusive, l’éducation, la santé, la fiscalité, le droit du travail en faveur des femmes et des jeunes, la politique agro-sylvo-pastorale, l’égalité de genre, l’autonomisation des femmes et des jeunes filles, la réponse humanitaire aux besoins des plus vulnérables. « Le faible taux de l’espérance de vie dans certaines régions est dû au fait qu’on n’a pas su créer, au niveau étatique, des conditions pour que chaque Burkinabè, où qu’il soit, ait accès aux mêmes chances, aux mêmes droits pour réussir à l’école, pour accéder aux soins de santé, pour accéder aux services sociaux de base. Et cela n’est pas normal », a déploré M. Tiemtoré.

Promouvoir l’inclusion

Outre cette campagne de plaidoyer auprès des candidats, les OSC, aux dires de leur représentant, ont aussi décidé de sensibiliser les citoyens à voter les partis politiques dont le programme prend en compte leurs préoccupations. Les acteurs, a-t-il poursuivi, joueront également un rôle de veille et d’interpellation pour, non seulement, la prise en compte effectives de leurs propositions, mais aussi sa matérialisation sur le terrain. « Après les élections, nous allons suivre sur les cinq ans à venir pour nous assurer que les recommandations sont prises en compte », a dit Sylvestre Tiemtoré.

Les candidats présents ont tous salué l’initiative des acteurs engagés dans la campagne de réduction des inégalités et ont fait savoir que leurs projets politiques intègrent ces recommandations. Car, pour eux, leur engagement respectif en politique vise à sortir les populations de la pauvreté et de la souffrance. Pour le président du Soleil d’avenir, Abdoulaye Soma, son parti vise à promouvoir l’égalité et l’inclusion. « Lorsque je gagne les élections, les grands organes de directions et de la gouvernance du Burkina Faso seront composés de 50% de jeunes 50% d’adultes, 50% de femmes et 50% d’hommes », a déclaré M. Soma. Quant au candidat du CDP, Eddie Komboïgo, la solution aux inégalités passe d’abord par l’instauration de la sécurité, la paix et la réconciliation des cœurs.

Ensuite, vient, selon lui, la production massive de nos potentialités qui supposent l’emploi des femmes et des jeunes. Kadré Désiré Ouédraogo a, pour sa part, insisté sur la responsabilité de l’Etat dans l’égale redistribution des richesses du pays, gage de paix et de stabilité. « Le rôle de répartition de l’Etat est très important afin que nous puissions lutter contre toutes formes de discriminions. », a-t-il indiqué.

Adama SAWADOGO
(Stagiaire)

 

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