VIIe législature: les députés du CDP font le bilan

Le groupe parlementaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), a tenu ses deuxièmes journées parlementaires de l’année, le samedi 3 octobre 2020 à Ouagadougou sous le thème : « Groupe parlementaire CDP : 2015-2020, une législature au service du peuple burkinabè ».

Les dix députés (dont deux femmes) que compose le groupe parlementaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) ont fait le point des cinq années de leur présence à l’hémicycle. C’était du 2 au 4 octobre 2020 à Ouagadougou, lors de leurs deuxièmes journées de l’année. A la clôture des travaux, les députés ont échangé sur des sous-thèmes à savoir : « Quelle contribution du groupe parlementaire CDP à l’action du parlement dans la consolidation de l’état de droit au Burkina Faso » et la «Relation entre le groupe parlementaire CDP et la direction du parti : bilan et perspectives ». Selon le président du groupe parlementaire de l’ex parti au pouvoir, Windyellé Sawadogo, la province du Kadiogo constitue la dernière province qui accueille les journées parlementaires de la VIIe législature avant les élections du 22 novembre 2020. Il a remercié les députés pour leur implication dans les débats à l’Assemblée nationale. A en croire M. Sawadogo, les attentes ont été bel et bien comblées pendant ces cinq années. Il a invité l’ensemble des députés à une «réconciliation véritable » afin de trouver des solutions à la construction du pays.
Ces journées parlementaires du CDP ont connu la présence d’autres groupes parlementaires. Il s’agit du groupe parlementaire Paix justice et réconciliation nationale (PJRN) représenté par la députée Marie Rose Romain Ouédraogo. Pour celle-ci, l’invitation de son groupe parlementaire traduit toute l’amitié que partagent les deux forces politiques depuis le début de cette législature qui s’achève.

Confrontation des idées

Concernant la tenue de cette session parlementaire, Mme Ouédraogo a indiqué que les députés posent un regard introspectif sur le travail mené au cours de leur mandat tant au niveau de l’analyse et du vote des lois, que celui du consentement de l’impôt et du contrôle de l’action gouvernementale. « Votre thème s’inscrit dans le dynamisme du respect, du devoir et de la redevabilité qui incombe aux élus du peuple que nous sommes », a affirmé Mme Ouédraogo. Elle a déploré le fait que tout au long de cette législature, les attaques terroristes, la recrudescence du banditisme, l’incivisme, l’accentuation de la grogne sociale a fissuré dangereusement le tissu social.
Quant au représentant du groupe parlementaire Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), Marc Zoungrana, il a souligné que l’expression libre des diverses opinions politiques ou idéologiques est un indicateur important de l’ancrage démocratique du pays. «La démocratie a des exigences et c’est dans la confrontation de nos idées que nous arriverons à consolider l’état de droit au Burkina Faso et bâtir ensemble une nation stable et prospère. Nous devons avoir à l’esprit que les hommes passent, mais le pays demeure un héritage commun pour toutes les générations », a relevé M. Zoungrana. Il a émis le souhait de se retrouver avec tous les députés à la VIIIe législature pour parachever ce qui a été entamé. « Une chose est sûre, l’histoire retiendra que c’est bien nous, députés de la VIIe législature post insurrectionnelle qui avons posé les jalons du renouveau démocratique au Burkina Faso du fait du dynamisme et de l’efficacité de notre parlement », a-t-il signifié.
En rappel, les députés ont observé une minute de silence à la mémoire d’une militante du CDP décédée, en la personne de Minata Guelwaré.

Paténéma Oumar
OUEDRAOGO
Malata COULDIATI
(stagiaire)

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