Accident d’un car en territoire ivoirien 18 Burkinabè perdent la vie

L’hebdomadaire Conseil des ministres s’est tenu, le mercredi 7 octobre 2020, sous la présidence du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Plusieurs dossiers ont été examinés, dont la création de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales.

Le gouvernement ambitionne de donner une nouvelle dynamique au développement des collectivités territoriales. A cet effet, une nouvelle structure a vu le jour, à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 7 octobre 2020. Il s’agit de l’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ANDCT). Pour le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Djandjinou, les mobiles de la création de cette nouvelle structure sont liés au fait que le Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT), créé en 2008, rencontre des insuffisances dans son fonctionnement et dans sa mise en œuvre. C’est pour y remédier, a-t-il expliqué, que l’agence a été créée en vue de relever certains défis majeurs. Il s’agit, selon lui, de la mise en place d’un mécanisme unique d’appui technique et financier en direction des collectivités territoriales et de faciliter leur accès aux subventions. « Des statuts de l’agence ont été également pris avec comme innovations fortes, l’accompagnement dans la négociation, la création de commissions spécialisées et la création de nouveaux guichets de financements », a déclaré le porte-parole du gouvernement. Que deviendra donc le Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) ? A cette interrogation, M.Djandjinou a fait savoir que ces fonds seront transférés à la nouvelle agence mais avec d’autres compétences qui lui sont attribuées.
Au titre du ministère de la Sécurité, a -t-il poursuivi, le conseil a pris un décret portant révision et modalité de reclassement des assistants de police dans le corps des officiers de police. Cette modification, de l’avis du ministre de la Communication, s’inscrit dans le cadre de la révision du statut des cadres de la police nationale afin de faciliter le reclassement des assistants de police qui ont subi des préjudices de la loi en l’état. Ce décret, à l’entendre, fixe le reclassement des assistants de police dont l’indice de traitement est égal à 575 avant leur reclassement dans le corps des officiers de police.
Le porte-parole du gouvernement a aussi fait savoir que le gouvernement s’est penché sur la tenue prochaine du forum national des personnes handicapées 2020. Il se tiendra, selon Rémis Djandjinou, sur le thème : « Protection et promotion des personnes handicapées dans un contexte de crise sécuritaire : défis et perspectives ». En prélude donc à cette activité, a-t-il ajouté, des panels se tiennent dans les régions et Ouagadougou abritera, le 26 octobre 2020, un panel de 500 participants avec un dialogue direct avec le chef de l’Etat, le 27 octobre.
A ce conseil des ministres, le gouvernement a présenté ses condoléances aux familles de 18 Burkinabè décédées à la suite de l’accident d’un car intervenu, hier 7 octobre, en territoire ivoirien, à l’entrée de la ville de Bouaké. Pour ce qui est du point de la rentrée scolaire, le ministre a indiqué qu’elle se déroule normalement, selon le point fait par le département en charge de l’éducation. Dans un contexte de pandémie à coronavirus, le porte-parole du gouvernement a signifié que la totalité des masques a été livrée aux scolaires dans le cadre du respect des mesures-barrières contre la maladie. Par conséquent, a martelé, M. Djandjinou, obligation est faite à chaque élève de le porter. « A partir du 20 octobre, les élèves qui se présenteront sans masques n’auront pas accès aux classes », a-t-il dit.
Revenant sur les questions d’actualité, le ministre de la Communication a indiqué que le conseil a désapprouvé la destruction de la mosquée dans le quartier Paazani, quelles que soient les raisons. Afin de trouver une issue à la question, a-t-il poursuivi, le gouvernement a entrepris des démarches pour que la propriété du terrain litigieux revienne à l’Etat. Cela, afin d’examiner la question à fond et de trouver une résolution définitive.

Soumaïla
BONKOUNGOU

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