Confédération des institutions financières: Plus de 11 milliards F CFA mobilisés en 2019

La Confédération des institutions financières d’Afrique de l’Ouest (CIF) a organisé, le vendredi 9 octobre 2020 à Ouagadougou, sa 11e Assemblée générale (AG) ordinaire.

L’exercice 2019 de la Confédération des institutions financières d’Afrique de l’Ouest (CIF) est globalement satisfaisant en dépit d’un environnement économique difficile dans lequel les réseaux membres ont baigné. C’est du moins l’avis du Président du conseil d’administration (PCA) du CIF, Mamadou Moustapha Niang, lors de la 11e Assemblée générale (AG) ordinaire de la confédération, tenue le vendredi 9 octobre 2020 à Ouagadougou. En effet, pour lui, les résultats de l’exercice 2019 affichent 11,767 milliards FCFA soit une hausse de 28,99% par rapport à l’exercice 2018. L’encours de crédit, a-t-il précisé, est de 327,840 milliards F CFA soit une hausse de 5,52% et celui de l’épargne est de 399,603 milliards F CFA soit une hausse de 6,69% par rapport à l’exercice 2018. Ces résultats significatifs, a-t-il relevé, témoignent des efforts fournis par l’ensemble des acteurs du réseau CIF en vue de satisfaire davantage les besoins des membres. « En dépit des avancées dans l’évolution de notre réseau régional, nous ne devons pas dormir sur nos lauriers car les défis demeurent et vont exiger de nous des innovations organisationnelles et financières. Nous devons créer des ressources et promouvoir les adhésions pour renforcer nos fonds propres et par ricochet ceux de la CIF », a mentionné M. Niang. Selon le Directeur général (DG) de la CIF, Mathieu Soglonou, il s’agit, à travers cette AG, de rendre compte de la gestion 2019 aux mandants de la confédération. Il a soutenu que l’ensemble du réseau CIF a fait des progrès en ce qui concerne les services rendus aux membres et la mobilisation de l’épargne. « Nous sommes aujourd’hui à 4 355 000 membres. Nous avons également noté de plus en plus de progrès sur les financements de l’agriculture, de l’économie verte et sur les chaines de valeur agricole. Notre raison d’être est de pouvoir donner du mieux-être aux populations », a-t-il signifié.

Pour une inclusion financière régionale

Ce qui a prévalu ces résultats, a appuyé M. Soglonou, c’est l’engagement et la confiance des membres du réseau CIF. « Les autorités des pays membres tels le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, le Bénin et le Togo ont aussi apporté une attention particulière à la surveillance financière de nos institutions de manière à nous assurer la stabilité dans la gestion », a-t-il renchéri. La CIF a pris des résolutions fortes, a signalé le DG Soglonou, pour pouvoir introduire des nouvelles technologies dans ses services afin de servir mieux ses clients sur toute l’étendue de l’Afrique de l’Ouest.
Le représentant du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, la Directrice générale adjointe (DGA) du Trésor et de la Comptabilité publique, Aminata Ouédraogo/Semdé, a félicité la CIF pour sa contribution fort appréciable au développement de l’économie nationale et sous régionale. La spécificité de ce réseau régional de coopératives financières, a-t-elle fait savoir, réside dans la volonté de construire des entités fortes, pérennes et intégrées à tous les niveaux du regroupement. Ce besoin de consolidation sur le plan institutionnel, selon elle, brise les barrières territoriales pour une inclusion financière régionale à travers une offre adaptée aux besoins des populations, en particulier les plus démunies. La CIF, a reconnu Mme Ouédraogo, s’est lancée dans un processus de changement de son système d’information de gestion pour le rendre plus distinctif et intégré capable de répondre aux exigences réglementaires, aux besoins d’innovation et aux attentes d’une gestion rigoureuse, porteuse de croissance. Elle a rassuré du soutien du gouvernement burkinabè aux actions d’inclusion financière des populations de l’espace du réseau CIF. La DGA du Trésor et de la Comptabilité publique, a, par ailleurs, noté que le gouvernement a adopté la Stratégie nationale de finance inclusive (FNFI) pour la période 2019-2023, qui doit permettre d’amener à 75% d’ici à 2023 la portion de la population adulte burkinabè ayant accès aux produits et services financiers inclusifs.

Kowoma Marc DOH

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.