Institutions financières ouest africaines :Un nouveau logiciel pour une fluidité des transactions

La Confédération des institutions financières d’Afrique de l’Ouest (CIF) qui regroupe six réseaux de coopératives ou mutuelles d’épargne et de crédit du Bénin,  Burkina Faso, Mali, Togo et du Sénégal a lancé son nouveau logiciel transactionnel le jeudi 8 octobre 2020, à Ouagadougou.

Innover pour mieux offrir des services financiers répondant aux besoins présents et futurs de ses membres. Tel est le crédo de la Confédération des institutions financières d’Afrique de l’Ouest (CIF) qui regroupe six réseaux de coopératives ou mutuelles d’épargne et de crédit du Bénin,  Burkina Faso, Mali, Togo et du Sénégal. Dans cette dynamique, la CIF a lancé son nouveau logiciel transactionnel le jeudi 8 octobre 2020, à Ouagadougou.

Ce nouveau instrument vise renforcer le système d’information du réseau CIF et à permettre aux membres de réaliser des transactions à partir de là où ils sont, au village, dans les champs, les marchés…, a fait savoir le directeur général de la CIF, Mathieu Soglonou. Le nouveau système d’information intégré déjà opérationnel au niveau du réseau des caisses populaires Burkina Faso sera  déployé dans les autres coopératives de la sous-région, a-t-il précisé.

L’objectif de la CIF est de permettre aux populations de la sous-région de faire des transactions financières quel que soit le pays où elles se trouvent et qu’elles n’aient plus besoin de se déplacer dans l’espace sous-régional  avec des liquidités, a ajouté le président du Conseil d’administration de la CIF, Mamadou Moustapha Niang. « Etant dans le top management d’une institution sous régionale, notre responsabilité est faire en sorte que nos populations de la sous-région aient des solutions bancaires adaptées, les mêmes possibilités qu’au niveau bancaire », a-t-il souligné. Cela s’est traduit par la mise en circulation dans les cinq pays d’une carte bancaire électronique permettant par exemple de payer, à partir de Burkina Faso, la scolarité de ses enfants étudiant à Dakar.

Fluidité et rapidité

Cette innovation est saluée par les représentants des faitières des coopératives et mutuelles d’épargne et de crédit ouest africaines, au regard des gains en rapidité, fluidité, en efficacité qu’elle génère dans l’intérêt de la clientèle. « Ce que les clients gagnent c’est la rapidité des transactions, la possibilité de faire des opérations sans avoir besoin de repartir dans leurs caisses d’origine », s’est réjouie la directrice générale de Faîtière des caisses populations du Burkina (FCPB), Azaratou Sondo.

Pour M. Niang, les coopératives d’épargne et de crédit font de l’économie sociale et solidaire qui a permis à  la Chine et l’Inde de se développer.  L’Afrique, a-t-il poursuivi, a les moyens de se développer, pourvu qu’elle sorte de sa traditionnelle position  de lamentations et pleurs pour innover et affronter courageusement le marché. « En mobilisant nos ressources et en nous adossant à la culture africaine, nous pouvons développer des économies comparables à toutes les économies du monde et répondre aux besoins de nos populations », a martelé Mamadou Moustapha Niang. La preuve, le gigantesque travail abattu au sein de la CIF est fait grâce à la force, l’intelligence et la solidarité d’africains déterminés à bâtir une institution financière forte, incontournable dans le développement socioéconomique de l’Afrique de l’Ouest.

En rappel, la CIF  est soutenue par Tree Aid, ACDI, ENABEL, BAD et  RABOBANK.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

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