Salon de l’or de Ouagadougou : Pour une valorisation des produits miniers

Le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, a affirmé que « Ouaga doré » sera intégré à la Semaine des activités de l’Afrique de l’Ouest

Le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, a présidé la cérémonie d’ouverture de la 1re édition du Salon de l’or de Ouagadougou « Ouaga Doré », le vendredi 16 octobre 2020.

Le ministère des Mines et des Carrières veut promouvoir l’utilisation et le commerce de l’or par les populations de la zone de l’Afrique de l’Ouest. Cette volonté s’est manifestée à travers l’organisation de la 1re édition du Salon de l’or. Le lancement officiel est intervenu, le vendredi 16 octobre 2020 à Ouagadougou. A l’occasion, le chef du département des Mines et des Carrières, Oumarou Idani, a souligné que « Ouaga doré » vise à faire de la capitale burkinabè, une plaque tournante pour le commerce de l’or.

Ce festival, a-t-il relevé, ambitionne aussi de contribuer à la mise en place d’une filière sous régionale de la transformation avec les bijoutiers et les acheteurs d’or de l’espace ouest- africain et du monde entier. « L’installation de raffineries d’or et le développement de l’industrie de la joaillerie ou de la bijouterie sont des actions concrètes à mettre en œuvre pour une valorisation de l’or au niveau national. Cela pourrait contribuer à la réduction de la fraude dans la commercialisation de l’or de production artisanale », a-t-il soutenu.

L’ouverture de la 1re édition de « Ouaga doré» a connu la participation d’acteurs venus
du Burkina Faso, du Nigéria et d’autres pays.

Au cours du salon, il est prévu des conférences et des tables rondes entre décideurs et professionnels du domaine. Les réflexions devraient dégager les bonnes pratiques de gouvernance minière favorable au développement de la chaîne de valeurs de l’or en Afrique de l’Ouest. Au Burkina, des efforts sont déjà faits dans ce sens à travers l’adoption en 2018 de la loi sur la commercialisation de l’or et ses textes d’application et celle d’une réglementation sur les ouvrages en métaux précieux.

Les parrains du Salon de l’or, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré et son homologue en charge de la culture, Abdoul Karim Sango, ont salué l’initiative de promouvoir la transformation de l’or sur place.
Quant au ministre des Mines et des Carrières du Nigéria, Uchechukwu Sampson Ogah, pays invité d’honneur, il a exprimé sa reconnaissance à l’endroit de son homologue du Burkina Faso.

Pour lui, cette union des pays présents à ce festival montre qu’il y a une coopération et qui permet à chacun des pays de montrer sa compétence pour le développement. Pour donner plus de crédibilité à « Ouaga doré », le ministre des Mines du Burkina Faso a annoncé que ce festival sera intégré à la Semaine des activités de l’Afrique de l’Ouest (SEMAO).
L’or représente 71% des recettes d’exportation du Burkina, soit 1, 420 milliard de francs CFA en 2019. Cela représente 15% des recettes publiques. Le nombre d’emplois nationaux directs et indirects est passé d’environ 10 000 en 2015 à plus de 51 000 en 2019.

Malata COULDIATI
(Stagiaire)

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