Ministère de l’Education nationale: des agents réclament le paiement de leurs indemnités

Les travailleurs de l’Education en service dans les établissements publics de l’Etat sous tutelle du ministère de l’Education nationale, ont organisé une conférence de presse pour s’exprimer sur le non-paiement de leurs indemnités, le vendredi 23 octobre 2020, à Ouagadougou.

Les travailleurs de l’Education en service dans les établissements publics de l’Etat, sous tutelle du ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MENAPLN), dénoncent la lenteur avec laquelle le gouvernement traite le paiement de leurs indemnités de logement et spécifiques. Ils l’ont fait savoir au cours d’une conférence de presse tenue, le vendredi 23 octobre 2020, à Ouagadougou. Pour le porte-parole de ce collectif, Pinguindéwendé Sawadogo, la non effectivité jusqu’à ce jour de certains acquis majeurs du protocole d’accord signé entre la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) et le gouvernement à leurs bénéfices constitue pour eux un « grand motif de mécontentement ». S’agissant de ce groupe de travailleurs, il a cité les personnels des huit écoles nationales des enseignants du primaire (ENEP), de l’Institut des sciences (IDS), de l’Ecole normale supérieure (ENS) et ceux du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS). « 34 mois après la signature du protocole d’accord et ce, malgré les instructions données par le Premier ministre et le chef de l’Etat, les deux ministères de tutelle dont celui en charge de l’éducation nationale et de l’économie hésitent à nous octroyer nos droits », a-t-il déclaré. Selon lui, le Conseil des ministres du jeudi 27 juin 2019, a, pourtant, adopté un rapport relatif à l’application des nouveaux taux des indemnités prévus par le décret n°20180688 du 31 juillet 2018 à leur profit. « Nous avons été très patients au vu de la situation nationale, mais nos deux ministères de tutelle ont interprété notre sagesse comme de la faiblesse et ont opté pour des manœuvres dilatoires », a laissé entendre le porte-parole. M. Sawadogo, a indiqué que lui et ses camarades se réservent le droit, de prendre toutes dispositions utiles pour rentrer dans leurs droits. Par ailleurs, ils disent espérer que les autorités prendront à bras-le-corps leurs préoccupations afin de les résoudre diligemment.

Adnan SIDIBE
(Stagiaire)

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