Lotissement dans les communes rurales : Des dossiers techniques remis à 42 localités

Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dieudonné Maurice Bonanet : « Très bientôt, 20 autres localités rurales obtiendront leurs attestations de lotissement ».

Le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat a organisé une cérémonie de remise officielle des dossiers techniques de lotissement à 42 communes rurales, le lundi 26 octobre 2020, à Gaongo dans la province du Bazèga (région du Centre-Sud).

Les 88 chefs-lieux de communes rurales, n’ayant jamais connu leur premier lotissement sont, depuis 2016, dans le « viseur » du gouvernement. 42 d’entre eux ont officiellement reçu leurs dossiers techniques, le lundi 26 octobre 2020, à Gaongo dans la province du Bazèga (région du Centre-Sud) pour amorcer leur lotissement. Cette remise officielle d’attestations de lotissement à ces localités rurales est intervenue au cours d’une cérémonie organisée par le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat.

Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Dieudonné Maurice Bonanet, a précisé que la décision de lotir les chefs-lieux des 88 communes rurales prise en 2016 s’inscrit en droite ligne du programme quinquennal présidentiel. « Au nombre de ces localités figurent 14 où le processus s’est arrêté ou n’a pas du tout démarré. 12 localités rencontrent des difficultés du fait des incompréhensions entre les populations », a-t-il confié. Mais, selon le ministre Bonanet, les autorités coutumières et religieuses sont mises à contribution pour résoudre ces problèmes.

Un investissement de plus d’un milliard F CFA

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo, a invité les maires bénéficiaires des dossiers techniques de lotissement à en faire bon usage.

Pour les 42 localités, a-t-il déclaré, les opérations de lotissement vont coûter plus d’1 milliard 200 millions F CFA à l’Etat. Il a salué l’implication des services de son département et de ses partenaires à savoir les géomètres, les urbanistes, les ingénieurs de génie civil et les architectes dans leurs ordres respectifs pour la réussite de ces opérations. Aux populations bénéficiaires, M. Bonanet a lancé un appel à faire de ces dossiers techniques, le premier acte d’aménagement pour mettre en œuvre des programmes de lotissement.

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo, a expliqué que le lotissement implique son ministère et celui en charge de l’urbanisme par un arrêté conjoint. Dans ce sens, la remise des dossiers techniques obéit à cette règle, a-t-il laissé entendre. Il a rappelé la nécessité pour les maires de mener des débats francs avec les populations pour l’octroi des terres. M. Sawadogo a souhaité que le projet puisse se poursuivre au profit des autres communes tout en invitant celles qui en ont bénéficié d’en faire bon usage. Quant au maire de la commune rurale de Gaongo, Salif Zoundi, il a fait comprendre que Gaongo est l’une des sept communes de la province du Bazèga à bénéficier du programme présidentiel de lotissement.

A l’entendre, ce sont au total 50 hectares (ha) qui sont aménagés au bonheur des 25 496 âmes que compte son ressort territorial, selon le Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) en 2006. La superficie dégagée, aux dires du bourgmestre, est composée de 450 parcelles d’habitation, de 50 parcelles à usage commercial, des réserves et autres espaces. Pour lui, la commune de Gaongo, une fois lotie, va enregistrer une avancée en matière de développement économique. A l’occasion de la cérémonie officielle, les communes rurales de Wolokonto dans la province de la Léraba (région des Cascades) et de Boussoukoula dans la province du Noumbiel (région du Sud-Ouest) ont reçu leurs attestations de lotissement.

Boukary BONKOUNGOU

3 Commentaires

  1. Bonjour sidwaya je voulais le numéro de cette parution qui parle des lotissements pour pouvoir en acheté dans le point de vente

  2. Une escroquerie organisé par la bourgeoisie compradore pour voler les pauvres paysans. Vous aurez remarqué que ce n’est pas aux fins fond du Burkina qu’on est allé cherché les communes à lotir mais celles qui sont proches des grandes villes. Donc y’a que ces communes pour qui le développement est une urgence le lotissement étant un facteur de développement. Quelle vilaine escroquerie? On parle d’octroi de terre comme si ces terres n’ont aucune valeur comme si les propriétaires terriens ne sont propriétaires de rien. Oh, quelle méprise! Pourquoi les bourgeois dans nos grandes villes qui disposent de plus de 200m2 d’habitation et certains de plusieurs parcelles l’octroi raie ont-ils pas le supplément à de nouveaux propriétaires ? C’est encore eux qui se sont précipités certains à titre individuel, d’autres par agences immobilières interposées, et ont avec la complicité de l’État, ses maires, légalisés un troc à système de change inédit dans lequel le propriétaire remet sa part en contre partie d’une part qui lui appartient déjà : une trouvaille d’échange propre inédite découvert par les burkinabé. Les maires et leurs proches se retrouveront avec des milliers de parcelles et tant pis pour le propriétaire dont l’avenir est interrompu. Le paysan se retrouve ainsi, lui et sa grande famille dans un réduit aux tracés bien rectangulaires d’à peine un hectare à caser une trentaine de membres. Pour survivre puisque son travail est fini il n’aura d’autre alternative que de revendre immédiatement ses petits réduits puis vivre sans logis et sans pain. Octroi des terres, les maires doivent sensibiliser les paysans à octroyer les terres, à quoi bon?
    Dieu maudisse les escrocs, ceux qui moisonnent là où ils n’ont pas semé et qu’il bénisse abondamment les escrocs.

    • Écrit dans l’émotion et non relu ….Dieu bénisse abondamment les intègres…. (je voulais dire, ils, les escrocs, me tourmentent même dans mes écrits).
      Excusez trop de fautes mais j’espère que le fond demeure.

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