Abdoulaye Soma accueilli en fanfare à Banfora

Le professeur Abdoulaye Soma, président et candidat du parti Soleil d’avenir à l’élection présidentielle du 22 novembre, était ce 2 novembre 2020 à Banfora pour rencontrer son électorat et convaincre d’autres sympathisants. Depuis l’entrée de la ville à Bounouna, ses militants lui ont réservé un accueil chaleureux.

Le professeur Abdoulaye Soma est le premier candidat de cette présidentielle burkinabè du 22 novembre 2020 à fouler le sol de la cité du Paysan noir. A la question de savoir quel est le programme de société que le candidat du Soleil d’avenir a, à proposer aux populations des Cascades, le plus jeune des candidats à cette élection répondra qu’il est identique à celui des autres régions du pays. Cependant, il ajoutera que les populations des Cascades ne demandent pas quelque chose de particulier. Selon lui, les populations de cette région ne demandent simplement qu’un équilibre dans la gestion. «Si vous me portez au pouvoir, je vais gérer le pays de telle sorte que toutes les régions se sentent intégrées dans la gouvernance ; ce qui n’est pas le cas aujourd’hui », a-t-il déclaré devant ses milltants. Le professeur Soma a estimé que Banfora est délaissée et les gens s’en plaignent. S’il est élu, le candidat ne voudrait pas qu’une région s’en plaigne de cette forme de gouvernance. Pour ce faire, quand il sera président, le professeur Soma compte mettre sur pied, un gouvernement composé de 13 ministres avec un ministre par région. Cet «équilibre » aura pour avantage que toutes les régions soient représentées au conseil des ministres et ce choix politique aura l’avantage d’avoir les problèmes de toutes les régions sur la table du conseil des ministres et « toutes les solutions vont être appliquées à toutes les régions ». Pour Abdoulaye Soma, ce n’est pas le cas actuellement. «Avec le gouvernement de 32 ministres du président qui est en cours, nous avons des régions à plusieurs ministres, certaines qui ont un ministre, et d’autres qui ont zéro ministre parmi lesquelles la région des Cascades», a critiqué le professeur Soma.

A l’en croire, cet état de fait est «discriminatoire, une marginalisation voire une stigmatisation ou encore une humiliation ». Abdoulaye Soma a jugé cette situation d’inacceptable et qui doit changer. Comme une autre proposition phare aux Burkinabè pour qu’ils se «sentent ensemble », le candidat du Soleil d’avenir propose «la formule magique ». En effet, s’il devient président, le gouvernement, le parlement, les conseils régionaux, les conseils municipaux et les conseils d’administration des sociétés d’Etat vont être composés de 50 % d’hommes et 50% de femmes, 50% de jeunes et 50% d’adultes. Avec cette formule, dira-t-il, chaque Burkinabè pris dans sa catégorie régionale ou sociale se sent intégré dans la gestion de l’Etat. Pour ce candidat qui se réclame «neuf » car n’ayant pas d’inimitié en politique, son inspiration est une sagesse. Faut-il le rappeler, le programme présidentiel du candidat Abdoulaye Soma comporte 15 points pour assurer un développement économique et social du Burkina Faso. Le candidat du Soleil d’avenir dit avoir les moyens de son programme politique. La diminution drastique des portefeuilles ministériels va générer assez d’argent, a-t-il dit, à même de réinvestir dans d’autres secteurs. Dans ses «mesures de création d’argent», Abdoulaye Soma prévoit entre autres la création d’une mine d’Etat. Tout comme il existe les sociétés d’Etat en matière d’électricité et d’eau, il entend créer une mine d’Etat, qui va créer de la richesse.

« Ce qui permet de dire l’or du Faso au Faso ». En plus, il voudrait créer le «fonds monétaire burkinabè ». Il s’agit d’un fonds de 100 milliards FCFA qui sera de l’argent fudiciaire. Annuellement, le budget du Burkina Faso sera annexé à ces bénéfices. Pour sa part, ceci permettra au Burkina Faso de vivre avec ses moyens et pas de dépendance budgétaire à l’égard d’un pays en matière de budget de fonctionnement. Pour la présente campagne, Abdoulaye Soma et son staff entendent miser sur les rencontres de proximité. A Banfora, le candidat accompagné de son staff de campagne, a rencontré successivement les communautés religieuses, ethniques (mossé), les élèves et étudiants, et enfin les femmes.

Mamadou YERE

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