Le mouvement SENS lance sa campagne de « révolution »

Le mouvement « servir et non se servir (SENS) », a lancé sa campagne aux législatives par une conférence de presse, le lundi 2 novembre 2020, à Bobo-Dioulasso dans les Hauts-Bassins. Il espère rompre avec la politique existante.

En attendant d’aller au contact des électeurs, le mouvement « servir et non se servir (SENS) », a partagé ses idéaux avec les hommes et femmes de médias, le lundi 2 novembre 2020 à Bobo-Dioulasso.
C’est Guy Hervé Kam, coordonnateur du Mouvement et candidat tête de liste dans la province du Houet qui s’est exprimé. Pour lui, une fois à l’assemblée, le SENS proposera quatre projets de lois pour faire face aux préoccupations majeures des Burkinabè. Il s’agit des domaines des marchés publics, du secteur immobilier, du système politique partisan et du domaine de la famille. A entendre le coordonnateur de SENS, les futurs députés de son mouvement assainiront le secteur des marchés publics en le débarrassant de la corruption, du clientélisme et du favoritisme, réduisant le taux d’ouvrages onéreux et mal exécutés. Pour la question du logement, le SENS, prévoit réformer les lois relatives au secteur immobilier en vue de la suppression pure et simple de l’activité de promotion foncière. Au sujet de la famille, les députés de SENS proposeront une loi qui concerne le mariage. « La loi au Burkina Faso ne reconnaissant que les mariages célébrés devant l’officier de l’état civil, malgré le nombre important des mariages célébrés dans les édifices religieux et dans les pures traditions, les députés de SENS, entendent corriger cette injustice avec une loi qui viendra reconnaître la pleine valeur aux mariages célébrés conformément à la tradition ou à la religion dès lors que les conditions de fond sont remplies », dit Me Guy Hervé Kam. Le dernier projet de lois que proposera le SENS entend rationaliser le nombre de partis politiques, mais aussi faire respecter la loi sur le quota genre et la représentativité des jeunes dans les instances décisionnelles.

Le mouvement Sens a vu le jour en août 2020. Il est présent dans dix-sept (17) provinces pour les législatives de novembre 2020, de l’avis de Me Guy Hervé Kam. Il entend rompre avec non seulement une classe politique qui a fini de jouer son rôle historique, mais aussi avec une politique de se servir de l’Etat et de ses concitoyens pour se faire une place au soleil. Il entend aussi mener une rupture avec la politique de «l’éternel assisté». Dans son approche de la campagne pour les législatives, le SENS s’est engagé par la voix de son coordonnateur, à expliquer au citoyen le vrai rôle du député.

Kamélé FAYAMA
Assita Ouédraogo
(Stagiaire)

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