Prix PaxSahel Sidwaya, une fois de plus à l’honneur

Le Réseau d’initiatives des journalistes (RIJ) a organisé, le samedi 7 novembre 2020 à Ouagadougou, la 4e édition du prix PaxSahel du journalisme sensible aux conflits. Une fois de plus, un journaliste des Editions Sidwaya a reçu le prix dans la catégorie presse écrite et en ligne.

Mariam Ouédraogo des Editions Sidwaya, en presse écrite et en ligne, Eveline Zougmoré de radio Burkina en radio, Omar Zombré de la TNB en télé et Ali Ibrahim du Mali pour le prix de l’intégration sont les lauréats de la 4e édition du prix PaxSahel 2020, organisée par le Réseau d’initiatives des journalistes (RIJ). Ils ont reçu chacun un trophée, une enveloppe de 500 000 F CFA, un ordinateur portable, une attestation et bien d’autres gadgets. La remise des prix a eu lieu, le samedi 7 novembre 2020. Le secrétaire à l’organisation du RIJ, Adama Salambéré, représentant la coordonnatrice Romaine Zidwemba, s’est dit satisfait à l’issue de la cérémonie. « Pour cette 4e édition qui vient de s’achever, l’on peut dire que c’est une réussite au regard du nombre des œuvres présentées, soit 30 au total. Nous constatons que ce nombre s’accroît d’année en année », a souligné M. Salambéré. Pour cette année, le RIJ a mis l’accent sur les œuvres en lien avec les conflits. Pour le secrétaire à l’organisation, ce choix n’est pas fortuit car des pays de la sous-région notamment le Mali, le Niger et le Burkina Faso sont en proie à plusieurs types de violences. Le journaliste se doit, à travers ses reportages, d’être celui qui apaise et non celui qui envenime la situation, a soutenu Adama Salambéré. Selon lui, deux innovations majeures ont été introduites cette année. Il s’agit en effet du prix spécial Dr Koffi Amétépé et des trophées de récompenses. « Nous avons remarqué que ce que nous donnons comme numéraire n’a pas suffisamment de portée. C’est pourquoi, nous avons initié les trophées pour que les lauréats puissent conserver un souvenir de ce prix », a relaté Adama Salambéré.

Un prix salué par le G5 Sahel

Pour le parrain de cette nuit des lauréats, le coordonnateur des actions du G5 Sahel/Burkina Faso, Norbert Souako Kohoun, le traitement de l’information en temps de crise est un enjeu majeur à la consolidation de la cohésion sociale et à la paix. D’après lui, la participation des trois pays du Sahel à ce prix est un signal fort. « Un des objectifs du G5 Sahel est de faire de l’espace sahélien, une zone économiquement intégrée, socialement prospère et culturellement riche dans un environnement de paix et de sécurité », a confié le parrain. Il pense que l’organisation de ce prix est déjà une contribution à l’atteinte de cet objectif. A écouter M. Kohoun, le G5 Sahel, depuis sa mise en place, n’a de cesse d’œuvrer pour le renforcement de capacités des journalistes. « C’est ensemble avec les journalistes que nous allons pouvoir informer de façon juste les populations et à les sensibiliser pour que nous puissions travailler pour la cohésion sociale et la paix dans notre espace », a indiqué le coordonnateur-pays du G5 Sahel. Soutenu dans son aventure par Deustsche Welle AKademi, la structure allemande, par la voix de son représentant, Boureima Salouka, a réaffirmé la volonté de la DW Akademie à travailler avec le RIJ car l’action de ce dernier entre en droite ligne dans sa vision. « Je vois en cette initiative un appel à la responsabilité sociale des journalistes qui doivent traiter les informations sensibles avec dextérité », a avoué M. Salouka. Au cours de cette nuit, la veuve du Dr Koffi Amétép, a reçu une attestation de reconnaissance pour tous les efforts consentis par son mari dans la mise en place du réseau.

– Donald Wendpouiré NIKIEMA
tousunis.do@gmail.com

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