Une nouvelle technologie pour accroître la production

Le Centre de recherches environnementales, agricoles et de formation (CREAF) avec l’appui de l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA) a organisé une visite commentée sur les tests «recommandation de doses d’engrais» sur le sorgho et le riz, le mercredi 4 novembre 2020 à Gouri, dans la commune de Koupèla.

Augmenter l’utilisation des engrais de façon optimale est un élément essentiel à l’accroissement de la production, de la productivité agricole et partant, pour des retombées économiques. A cet effet, l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA) mène depuis 2017 des tests sur les formules de fertilisation des recommandations spécifiques aux zones agro-écologiques, aux cultures et aux sols, conciliant rentabilité agronomique, économique et environnementale. Pour cette campagne agricole 2020-2021, des tests de démonstration sur la recommandation et dose d’engrais ont été mis en place par l’INERA dans le département de Koupèla dans la province du Kourittenga. Afin de contribuer à une meilleure visibilité des résultats obtenus pour l’atteinte des objectifs du projet SAPEP-Burkina, l’INERA en collaboration avec le Programme d’amélioration de la productivité agricole des petits exploitants pour l’Afrique subsaharienne (SAPEP) et la Direction provinciale de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles (DPAAH) a organisé une visite commentée sur les tests «recommandation de doses d’engrais» sur le sorgho et le riz, le mercredi 4 novembre 2020 à Gouri dans le département de Koupèla, province du Kourittenga.
Il s’est agi, entre autres, de partager les formulations d’engrais adaptées aux différents contextes économique et climatique de la localité leur permettant de développer une agriculture profitable et de sensibiliser les acteurs du monde rural de la disponibilité dans un futur très proche d’engrais spécifique pour les principales cultures et par zone agroécologique.

Une expérimentation sur quatre lots

Selon la technique d’expérimentation, dans le champ-école du sorgho d’une superficie d’un hectare, il s’est agi de diviser la parcelle en quatre, soit une superficie de 2500 m2 par lot. Le 1er lot consistait à la pratique habituelle du producteur et sept kg d’engrais NPK ont été utilisés sur cette parcelle. Dans le 2e lot, 100kg de NPK et 50 kg d’urée y ont été utilisés. Le 3e lot consistait à utiliser 100kg de DAT, la nouvelle dose recommandée par l’INERA et le 4e à utiliser 100kg de DAT plus 50kg de soufre. Après avoir visité les différentes parcelles, la dose utilisée sur les lots 3 et 4 a été positivement appréciée par les chercheurs et producteurs de la zone, car le rendement agricole sur ces parcelles était supérieur aux autres. Pour le directeur du Centre de recherches environnementales, agricoles et de formation (CREAF), Dr Korodjouma Ouattara, cette technique répond aux attentes des agents d’agriculture et des producteurs. Il a souhaité que ces engrais soient mis à disposition pour la présente et les prochaines campagnes. Le directeur régional de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles du Centre-Est, Ibrahim Ouédraogo a, dans ce sens, invité les producteurs à adopter cette technologie afin d’accroître leurs rendements. « Aujourd’hui, la fertilisation des sols est une préoccupation. C’est ainsi que les chercheurs ont développé cette technologie qui consiste à apporter des engrais spécifiques aux différentes cultures», a-t-il justifié.
Quant au producteur El hadj Boukari, il s’est engagé à mettre en pratique cette nouvelle technologie afin d’accroitre son rendement.

Amédée W. SILGA

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