Programme de renforcement de la mécanisation agricole : 20 producteurs formés à l’entretien des tracteurs

Le coordonnateur du PRMA, Salif Tentika (debout à l’avant), a souhaité une bonne session de formation aux producteurs.

Le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles a organisé une session de formation de 20 tractoristes à l’utilisation et l’entretien des tracteurs, le lundi 9 novembre 2020, à Nomgana (Loumbila) dans la région du Plateau central.

Dans le cadre du Programme de renforcement de la mécanisation agricole (PRMA), le gouvernement a décidé de renforcer les capacités des producteurs semenciers sur l’utilisation et l’entretien des tracteurs mis à leur disposition. Pour ce faire, le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles a organisé une session de formation de 20 tractoristes à ces modules, le lundi 9 novembre 2020, à Nomgana, commune de Loumbila, dans la région du Plateau central.

Selon le coordonnateur du PRMA, Salif Tentika, afin de faire face aux effets pervers de la pandémie de coronavirus (COVID-19), l’Etat
burkinabé a trouvé nécessaire d’appuyer les producteurs organisés en Sociétés coopératives d’utilisation de matériel agricole (SCOOP/UMA) en les dotant de 31 tracteurs. « Chaque SCOOP/UMA a désigné un tractoriste. L’ensemble de ces tractoristes sont regroupés dans trois centres différents, à savoir deux centres à Nomgana et un à Bobo-Dioulasso », a précisé le coordonnateur du PRMA.

Pour lui, la durabilité des tracteurs dépend de la manière de les utiliser et de les entretenir par les bénéficiaires. C’est pourquoi, a-t-il assuré, tous les producteurs sélectionnés vont bénéficier de cette formation dans l’optique de donner une longue durée de vie aux machines qui leur sont octroyées. «Cette formation concerne les 13 régions et sur le site de Nomgana, nous avons les régions du Centre, du Centre-Nord, du Centre-Est, du Centre-Sud, du Nord, du Plateau central et du Sahel », a-t-il laissé entendre.

31 bénéficiaires

Le coordonnateur du PRMA a, par ailleurs, indiqué que les 31 tracteurs attribués correspondent au nombre de SCOOP/UMA bénéficiaires. Il a, en outre, rappelé que depuis 2017, année à partir de laquelle, le ministère en charge de l’agriculture a débuté la formation des tractoristes à l’utilisation et l’entretien de leurs tracteurs, les résultats ont toujours été satisfaisants. Quant au formateur, Evariste Tapsoba, il a, d’emblée, soutenu que cet apprentissage est très capital pour « donner longue vie » aux machines. A ses dires, les participants vont se familiariser, entre autres, avec la connaissance des tracteurs, leur utilisation dans la sécurité et leur conduite sur les routes.

«Pour la participation à la formation, l’idéal est d’avoir le permis de conduire mais à défaut, nous les initions à la formation tout en leur conseillant de chercher le permis de conduire par la suite », a-t-il déclaré. Le tracteur favorise de hauts rendements agricoles, certes, mais, il est nécessaire, voire indispensable de l’utiliser à bon escient pour préserver l’environnement en cultivant, a avisé le formateur. Il a montré que cette initiative du ministère en charge de l’agriculture de doter les tractoristes de rudiments à même de mieux « gérer » leurs matériels agricoles, va durer « essentiellement » cinq jours.

A l’issue de cette session d’apprentissage, s’est-il convaincu, chaque tractoriste sera en mesure de bien conduire la machine et pouvoir effectuer de bonnes opérations culturales dans les champs. L’un des apprenants, Boureima Sorgho, n’a pas dissimulé sa satisfaction. «Cette formation va nous permettre d’avoir une bonne notion sur l’utilisation et l’entretien des tracteurs », s’est-il réjoui.

Au Centre agricole polyvalent de Matourkou (CAP/M) à Bobo- Dioulasso, dans la région des Hauts-Bassins, se déroule également cette formation pour les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Ouest, des Hauts-Bassins, des Cascades et du Sud-Ouest, a fait comprendre le coordonnateur du PRMA. Il a fait remarquer que près de 700 tracteurs ont été offerts aux agriculteurs en 2017 et sont subventionnés par l’Etat à hauteur de 45%.

Elodie Cynthia KAFANDO
(Collaboratrice)

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