11-Décembre à Banfora « Si report il y a, que ce soit pour 2022», Pascal Compaoré, maire de Ziniaré

A Ziniaré, ville déjà victime d’un premier ajournement il y a quatre ans, la pétition de report des festivités du 11-Décembre 2020 à Banfora passe mal. Le maire de la commune, Pascal Compaoré, se prononce sur la question dans cette interview.

Sidwaya (S) : En 2021, Ziniaré est la ville-hôte des festivités du 11-Décembre. Comment la commune se prépare pour les accueillir ?
Pascal Compaoré (P.C.) : Ziniaré se prépare très bien. Depuis le 22 août 2020, nous avons procédé au lancement de l’organisation des festivités du 11-Décembre, présidé par le ministre en charge de l’administration territoriale, Siméon Sawadogo. Depuis lors, nous avons eu cette certitude que 2021, c’est Ziniaré et ça sera « du jamais-vu ». Ziniaré aussi signifie, en langue mooré, « du jamais-vu ». En octobre, nous avons organisé une rencontre, sous la présidence de la gouverneure du Plateau central, pour échanger avec les forces vives, leur faire le bilan des activités déjà menées et les perspectives. Depuis ma prise de fonction en juin 2016, nous avons clairement décliné dans notre Plan communal de développement (PCD) 2017-2021 que notre mandat sera focalisé sur les activités du 11-Décembre 2021.
Depuis 2016, on se prépare. En plus, nous avons eu d’autres rencontres de ce genre avec les autorités administratives et la population pour identifier les voies à bitumer dans la ville et dans la province de l’Oubritenga. Ce dossier a été transmis au ministère de l’Urbanisme. Le site pour la salle polyvalente est connu. Si le ministère de l’Urbanisme nous dit que l’entreprise bénéficiaire du marché sera là demain à Ziniaré, elle peut déjà commencer les travaux. Ce n’est pas un site à négocier, il existe et tourne autour de 1 hectare 400 m2. La maquette de la salle polyvalente a été soumise à l’appréciation des forces vives. Nous l’avons déjà examinée et des propositions ont été faites pour tenir compte des aspects culturels de la ville et surtout la symbolique de Naaba Oubri. La place de la Nation est aussi identifiée, un site de plus de 1 hectare 700 m2. Des structures comme la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ont sollicité des terrains et nous leur avons aussi proposé des sites. Pour la Cité des forces vives, nous avons déjà acquis un site de 150 hectares. Les forces vives ont suggéré que nous plaidons auprès des propriétaires terriens pour augmenter la superficie. Nous sommes là-dessus et les démarches vont bon train. Si les choses se passent comme nous le souhaitons, nous aurons d’autres superficies. Nous avons également effectué des sorties de terrain pour identifier l’aire du défilé. Nous avons eu deux sites qui peuvent être utilisés comme aire de défilé. Il ne nous reste qu’à choisir un. Le stade municipal a juste besoin d’être renforcé. Nous avons proposé d’autres terrains à aménager pour les activités sportives et de loisirs. Nous n’attendons que le vrombissement des bulldozers dans la ville de Ziniaré.

S : L’appel des filles et fils de Banfora à reporter les festivités de 2020 ne vous inquiète pas ?
P.C. : Je me suis rendu à Banfora pour rencontrer les ressortissants du Plateau central. Nous avons échangé sur la prise du flambeau le 11 décembre prochain pour l’amener à Ziniaré. L’appel au report, c’est un droit. Personnellement, je ne suis pas contre le report du 11-Décembre de Banfora, mais je suis contre celui de 2021.

S : Les arguments avancés pour la pétition comme le terrorisme, la COVID-19…, ne sont-ils pas fondés ?
P.C.: Le gouvernement a déjà décidé. S’il doit y avoir une autre décision, ça sera de reporter pour Banfora à une autre date autre que 2021. Si report il y a, que ce soit pour 2022 ou 2023, mais pas pour 2021 en tout cas. La commune est contre tout report de Ziniaré 2021 à une autre date. 2021 est déjà calée pour nous. C’est acté. Nous nous attelons à ce que ce soit une réussite.
S : Un autre souci évoqué dans toutes les villes qui ont abrité le 11-Décembre, c’est l’achèvement des travaux à temps et la qualité des ouvrages livrés. Comment votre commune compte-t-elle assurer la veille ?
P.C.: Dans toutes les villes, la qualité des infrastructures pose problème, en effet. Mais il n’y a pas eu cette ville où on a lancé les travaux une à deux années avant, sauf Ziniaré. Pour nous, c’est déjà un pas. Cela montre que si tout va bien et que les techniciens nous accompagnent, d’ici à février 2021, nous pouvons déjà rendre disponibles les parcelles pour la réalisation des ouvrages. Nous avons fait un travail en amont pour que les travaux puissent démarrer tôt.
Si malgré tout, les travaux démarrent tardivement, cela n’incombe pas à l’autorité locale que je suis. S’il y a un problème de procédures qui retarde les choses, cela ne serait pas aussi notre faute. Mais l’un dans l’autre, les entreprises ont aussi leur rôle à jouer pour qu’on ait des infrastructures de qualité. Voila pourquoi, nous sommes en train de mettre en place un pool de techniciens de la commune. Nous avons un répertoire de techniciens, prêts à nous accompagner. Nous allons plaider pour que les entreprises bénéficiaires des marchés puissent utiliser de la main-d’œuvre locale. Il y aura aussi un comité de suivi des réalisations. Nous ferons de mieux pour avoir des ouvrages de meilleure qualité que les éditions précédentes. Nous veillerons au grain. Si nous tirons leçon des insuffisances des années antérieures, nous aurons des infrastructures de qualité et à bonne date.

Interview réalisée par Djakaridia SIRIBIE

 

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