Mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat : Une CDN du Burkina plus inclusive

Ils sont des représentants des structures déconcentrées et décentralisées à participer au présent atelier.

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat, il s’est tenu les 9 et 10 novembre 2020 à Banfora, un atelier de consultation inclusive des acteurs sectoriels de la région des Cascades pour une Contribution déterminée au niveau national (CDN) du Burkina Faso plus pertinente, inclusive et plus ambitieuse. La cérémonie d’ouverture dudit atelier a été présidée par Joséphine Kouara Apiou, gouverneure de la région des Cascades.

Organisé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD)/ Burkina, en collaboration avec le ministère de l’Environnement, de l’Economie verte et du Changement climatique, à travers le Secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable (SP/CNDD) l’atelier régional des Cascades marque le début des consultations régionales inclusives tenant compte du genre et de l’implication des jeunes. Le but, selon les organisateurs est de s’assurer la participation effective des acteurs sectoriels et déconcentrés dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des CDN du Burkina Faso.

En effet, la mobilisation internationale, face aux impacts négatifs du changement climatique, s’est traduite par l’adoption de l’Accord de Paris sur le climat en décembre 2015 assortie d’engagements chiffrés des Etats signataires à réduire de manière significative leurs émissions de gaz à effet de serre. Le Burkina Faso, à cet effet, dispose de son document d’engagements notamment sa Contribution déterminée au niveau national (CDN) avec une promesse de réduction de ses émissions à 18,2% à l’horizon 2030. Selon Célestin Winyermai Poda, représentant du représentant- résident du PNUD au Burkina Faso, cet objectif ne peut, être atteint sans « un résultat robuste » sur les CDN.

Du reste, à la lumière du dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, les contributions actuelles des Etats ne permettent pas d’atteindre cet objectif de limiter la hausse de la température. « On comprend donc aisément la communauté internationale qui exhorte les Etats-signataires à revoir à la hausse leurs ambitions de réduction des émissions de gaz à effet de serre », a déclaré Joséphine Kouara Apiou, gouverneure de la région des Cascades. C’est pourquoi, conscient du coût de l’inaction face aux effets du changement climatique sur ses systèmes naturels et économiques déjà fragiles, le Burkina Faso, s’est engagé, à réviser sa CDN et à examiner la possibilité de rehausser ses ambitions de réduction de ses émissions de gaz à effets de serre.

« Cette option du gouvernement du Burkina Faso traduit sa volonté politique de jouer toute sa partition pour faire face aux défis que pose le changement climatique au niveau global », a soutenu Joséphine Kouara Apiou. Pour Célestin W. Poda, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD)/Burkina a pour fonction essentielle de soutenir les actions du Burkina Faso visant à mettre en œuvre le Programme 2030, en donnant la priorité absolue à l’élimination de la pauvreté. « Cela passe par l’atteinte de l’Objectif de développement durable n°13. Mesures relatives à la lutte contre le changement climatique », a déclaré M. Poda. Aussi, à travers sa promesse visant à « préserver l’agenda 2030 par une action climatique plus audacieuse », le PNUD apporte à l’instar de 113 pays, un appui au renforcement de la CDN du Burkina Faso, en étroite collaboration avec les partenaires du Système des Nations unies et d’autres partenaires.

Par ailleurs, Célestin Poda a rappelé que les engagements du Burkina Faso relatifs à l’effort mondial de réduction des gaz à effets de serre à travers les CDN, se fondent sur les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, des transports, de l’eau, des déchets, des productions animales, de l’industrie, de la foresterie et de l’habitat. En effet, les acteurs des collectivités territoriales plus proches des populations et ayant un mandat du développement local, sont fortement concernés.

Mamadou YERE
AIB/ Comoé

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