CHU-Yalgado-Ouédraogo: de nouvelles installations pour une meilleure prise en charge des hémodialysés

La ministre de la Santé, Pr Claudine Lougué, a visité le centre d’hémodialyse du Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHU-YO), le jeudi 29 octobre 2020, à Ouagadougou.

La file active des malades hémodialysés chroniques est passée de 280 en 2015 à près de 500 en 2020. C’est fort de ce constat que le gouvernement s’est engagé dans une dynamique d’amélioration de la prise en charge sanitaire de ces patients. En effet, pour constater cette amélioration, la ministre de la Santé, Pr Claudine Lougué, a effectué une visite au centre d’hémodialyse du Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo (CHU-YO), le jeudi 29 octobre 2020, à Ouagadougou. Selon la cheffe du département de la santé, la maladie rénale est un
problème de santé publique, et le gouvernement, à travers son département, a donc créer une direction pour
lutter contre les maladies non transmissibles. Elle a ajouté qu’au nombre de ces maladies non transmissibles, figure la maladie rénale qui, lorsqu’elle devient chronique de nos jours au Burkina Faso, ne peut être traitée que grâce à l’hémodialyse. Elle a fait savoir que depuis les années 2000, le nombre de dialysés ne fait qu’augmenter. Raison pour laquelle un partenariat public-privé a été noué avec la structure Sibiri biomédical, pour l’acquisition de matériel de soins sanitaires adéquat (des générateurs avec les accessoires qui siéent, des kits de dialyse, des systèmes de traitement d’eau double osmose) au profit du service de néphrologie du CHU-YO.
Pr Lougué a félicité le partenaire pour la qualité des équipements, car cette acquisition vient résoudre le problème de rupture en réactifs ou de fréquentes pannes des dispositifs de prise en charge sanitaire. « Nous sommes très satisfaite de l’installation des machines et repartons satisfait de l’offre de soins qui est garantie aux patients. Mais nous regrettons cependant le fait que les agents de santé subissent une surcharge de travail due à leur nombre réduit, chose qui empêche de recevoir beaucoup plus de patients pour le traitement », a-t-elle expliqué. La ministre a promis que le gouvernement va veiller à étendre les centres d’hémodialyse sur le territoire national au-delà des quatre CHU que compte le Burkina.

« Sensibiliser la population »

Pour la directrice déléguée de Sibiri biomédical services au Burkina, Mamounata Somda, la collaboration entre sa structure, le CHU-YO et le ministère de la Santé est un Partenariat public privé (PPP). Selon elle, le but de « ce mariage » est de pouvoir donner des infrastructures et des consommables médicaux nécessaires pour aider les patients en soutenant l’hôpital. « Notre accompagnement a consisté à mettre entre autres à la disposition du CHU-YO, 36 générateurs flambant neufs à la pointe de la technologie, 2 systèmes de traitement d’eau double osmose », a-t-elle déclaré. M. Somda a ajouté que sa structure assure la maintenance des appareils fournis et l’approvisionnement continu en kits de dialyse pour éviter une rupture de stock qui pourrait entrainer des pertes en vies humaines. Pour Dramane Paré, président de l’association burkinabè des dialysés et insuffisances rénales, c’est une joie immense qui l’anime de voir que le gouvernement vient s’imprégner de l’effectivité des installations et de la prise en charge des dialysés. Il a sollicité le concours des hommes de médias pour sensibiliser les populations aux conséquences et aux dangers de cette maladie.

Adnan SIDIBE
(Stagiaire)

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