Banfora en route pour Kosyam avec Zeph

Le candidat, chef de file de l’opposition, Zéphirin Diabré, était face aux militants et sympathisants de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) de la région des Cascades, le mercredi 18 novembre 2020 à Banfora. Zéphirin Diabré est venu vendre son projet de société à la population des provinces de la Léraba (Sindou) et de la Comoé (Banfora).

Pour son avant-dernier rendez-vous avec l’électorat, Zéphirin Diabré était face aux militants et sympathisants de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) de la région des Cascades le mercredi 18 novembre 2020 à Banfora. Le candidat, chef de file de l’opposition à la présidentielle de novembre 2020 a passé en revue son projet de société pour sortir le Burkina, dit-il, des crises que le régime en place peine à résoudre. Il s’agit entre autres de l’insécurité marquée par les attaques terroristes, de la corruption, de la malgouvernance, de la fracture sociale, du chômage, de la morosité économique. A partir du 23 novembre, le président du parti du lion, promet un nouveau Burkina si le peuple lui accorde sa confiance à l’issue du scrutin du 22 novembre 2020. Pour ce faire, l’originaire de Foungou dans le département de Gombousgou, province de Zoundwéogo (Manga), entend rayer le
terrorisme de la carte du Burkina. Sa potion, la négociation car dit-il, les armes ne peuvent pas venir à bout du terrorisme.

« Des pays, comme l’Afghanistan, connaissent le terrorisme depuis une trentaine d’années sans parvenir à l’éradiquer. Donc il faut de l’intelligence pour résoudre cette question », se convainc Zéphirin Diabré. Et l’UPC au pouvoir au sortir des élections couplées de novembre 2020 entend engager des discussions avec les factions terroristes pour mettre fin aux multiples attaques que subit le Burkina depuis cinq ans. La révolution industrielle est l’autre chantier du projet de société du « lion à la crinière dorée ». Dans cet élan industriel, M. Diabré promet réveiller l’industrie de Banfora.

Zéphirin Diabré voit venir d’éventuelles fraudes

Outre la révolution industrielle, le chef de file de l’opposition, pour assurer l’autosuffisance alimentaire, prévoit révolutionner l’agriculture. Zéphirin Diabré ne veut plus voir un paysan travailler avec la daba au Burkina. C’est pourquoi il promet un tracteur à chaque village du pays. Pour la maîtrise de l’eau, l’ancien directeur général adjoint du programme des Nations unies pour le développement (PNUD) prétend faire la jonction des principaux cours d’eau du Burkina. Ce sont, notamment le Nazinon, le Nakanbé, le Mouhoun, la Comoé. La chefferie traditionnelle avec Zéphirin Diabré, chef de l’Etat, aura une part belle. Le « futur » locataire de Kossyam prévoit une assemblée nationale pour les chefs coutumiers. Pour booster les activités génératrices de revenus des femmes, une banque spéciale pour les femmes sera créée pour finir avec les tractations de l’autre moitié du ciel dans les institutions bancaires.

L’emploi des jeunes, promet le fondateur du parti du lion, ne sera plus un souci. Les hommes et les femmes de la région des Cascades qui placent leur espoir au professeur d’université, se sont engagés à porter leur choix sur lui afin qu’il puisse mettre en œuvre toutes ses promesses. Adhérant à des joutes électorales paisibles, libres et transparentes, le perdant de la présidentielle de 2015, invite ses militants et sympathisants à être vigilants car dit-il, des fraudes électorales se profilent à l’horizon. Si ces soupçons se confirment, le candidat, chef de file de l’opposition prévient qu’il n’acceptera pas les résultats des urnes. M. Diabré n’est pas pour une proclamation hâtive des résultats dès le lendemain du scrutin. Une position qu’il dit avoir partagée avec le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Newton Hamed Barry.

Kamélé FAYAMA

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