«  Il n’y a qu’un combat anti-impérialiste qui peut nous permettre d’assurer la sécurité », Ambroise Farama

Le candidat à l’élection présidentielle du 22 novembre 2020 de l’Organisation des peuples africains du Burkina Faso (OPA-BF) de Me Ambroise Farama a expliqué, le lundi 16 novembre 2020 à Yako, les ambitions de son parti pour le Bukina Faso.

Tous les endroits sont bons pour rencontrer ses militants durant cette période de campagne des élections couplées du 22 nombre prochain. Et c’est sous les manguiers du secteur 2 de Yako, communément appelé « Kibou » que le candidat des Organisations des peuples africains du Burkina Faso (OPA-BF) a choisi pour parler de son programme de société aux militants et sympathisants dudit parti au Passoré. Cependant, l’inconfort du lieu choisi pour la circonstance n’a été en défaveur du candidat Farama au regard de la foule sortie pour écouter son projet pour le pays s’il est élu président au soir du dimanche 22 novembre 2020.

A Yako, dans le Passoré, le candidat du néo- panafricanisme révolutionnaire après son accueil, a d’abord fait une rétrospection sur le bilan « mitigé » des cinq dernières années de gestion du parti au pouvoir, par Roch Marc Christian Kaboré. Selon Ségui Ambroise Farama, durant les cinq ans de mandat du parti de la majorité, Roch Marc Christian Kaboré s’est montré incapable de résoudre les questions liées à l’insécurité dans le pays. Aussi, il a dénoncé « la malgouvernance » du parti au pouvoir ainsi que l’expropriation des terres par les sociétés immobilières sous son règne. « Lorsque le MPP prenait le pouvoir, notre pays était en paix et en sécurité. Mais en cinq ans, le Burkina Faso n’est plus un pays sous contrôle. En cinq ans, nous avons perdu plus de 2000 Burkinabè, plus de 2500 écoles ont été fermées et plus de 350 000 élèves qui ne peuvent plus aller à l’école, sans compter plus d’un million de déplacés internes », a martelé M. Farama. Quant à son combat contre l’insécurité, il a dit qu’il va travailler à mettre fin à la présence des forces étrangères sur le territoire national.

Toutefois les questions liées aux conditions de la femme et celles du monde rural n’ont pas été occultées par le néo- panafricaniste révolutionnaire. En effet, a-t-il annoncé, sa stratégie pour satisfaire lesdites préoccupations est axée entre autres sur le développement du monde rural et l’autonomisation de l’autre moitié du ciel. « Pour développer le Burkina, il faut nécessairement commencer le milieu rural au regard des plus de 80% de la population qu’il représente. Et pour développer le monde rural, je vais mettre l’accent sur quatre volets notamment l’organisation des agriculteurs en des groupements et à travers la création d’une Banque agricole pour le développement du monde rural », a-t-il dit aux électeurs.

En outre, il a cité le développement de l’élevage tout en organisant les éleveurs aussi en groupements. Troisièmement, M. Farama a évoqué la transformation des produits locaux. Et pour terminer, il dit mettre un accent particulier sur l’autonomisation des femmes en octroyant des fonds à partir de la mobilisation des ressources du pays. Après l’adresse du candidat des OPA-BF aux militants et sympathisants, ses répondants au Passoré ont procédé à l’explication du spécimen du parti aux adhérents au programme des Organisations des peuples africains du Bukina Faso afin de leur permettre de reconnaître le parti et voter massivement le candidat Farama pour une victoire éclatante au soir du dimanche 22 novembre prochain.

 Zézouma Elie SANOU

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