Des observateurs rendent compte au président du Faso

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a accordé des audiences à trois missions d’observation des élections présidentielle et législatives, le lundi 23 novembre 2020 au palais de Kosyam, à Ouagadougou.

Au lendemain de la tenue des élections couplées, présidentielle et législatives du dimanche 22 novembre 2020, des observateurs étrangers, déployés au Burkina Faso, sont allés rendre compte de leurs missions d’observation au chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. Au palais de Kosyam, le lundi 23 novembre 2020 à Ouagadougou. La première délégation à être reçue a été la mission des observateurs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). « Au nom de la CEDEAO, nous avons transmis au président du Faso et au peuple burkinabè, nos sincères félicitations pour la qualité avec laquelle les élections se sont déroulées », a indiqué le chef de la mission des observateurs de la CEDEAO, Kabiné Komara.
Aux dires de l’ancien Premier ministre guinéen, même s’il y a eu des retards dans l’ouverture de certains bureaux de vote et des problèmes logistiques, les élections se sont déroulées de manière calme et apaisée. «Nous souhaitons que ce climat de paix continue et que tous les acteurs soient tenus par le même engagement, le pacte politique qu’ils ont signé à savoir, se tenir prêts jusqu’à ce que ce soient les instances chargées de la proclamation des résultats du scrutin qui assurent le travail», a laissé entendre M. Komara.
Après les observateurs de la CEDEAO, le chef de l’Etat a reçu ceux de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD). Selon le chef de la mission des observateurs de la CEN-SAD, Ndioro N’Diaye, sa structure étant préoccupée par les questions de démocratie, de bonne gouvernance et du développement économique et social dans les différents pays membres, il était tout à fait normal qu’une équipe d’observateurs soit déployée au Burkina Faso pour l’observation de ces élections. A l’en croire, les observateurs ont constaté que les électeurs ont pu voter librement. « Il y a eu des dysfonctionnements au départ mais la CENI a relevé ceux-ci au fur et à mesure », a-t-elle dit.
La troisième audience a été accordée aux présidents des instances de régulation des médias de l’espace de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Selon le porte-parole de la délégation et par ailleurs, président de la Haute autorité et de la communication (HAC) du Mali, Fodié Touré, le dispositif qui a été mis en place par le Conseil supérieur de la communication (CSC) dans le cadre du double scrutin répond aux normes pour une élection apaisée.
Selon M. Touré, la campagne électorale s’est bien déroulée dans de très bonnes conditions. «Nous sommes convaincus que le scrutin qui s’est déroulé le dimanche 22 novembre 2020, bien qu’il y ait eu des difficultés, n’est pas de nature à remettre en cause la crédibilité et la transparence », a-t-il confié. Il a invité les acteurs politiques à accepter les résultats issus des urnes. Selon lui, quel que ce soit le président qui sera élu, le seul vainqueur de ce scrutin est le peuple burkinabè.

Timothée SOME
timothesom@yahoo.fr

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