Contestation des résultats des élections : le mouvement « Faso ou rien » appelle à la retenue

Le mouvement Faso ou rien (FOR) a animé une conférence de presse, le mardi 24 novembre 2020 à Ouagadougou pour appeler la classe politique à faire preuve de responsabilité afin de préserver l’unité nationale.

«Attachés aux valeurs de paix et de vivre- ensemble, nous demandons à l’opposition et au pouvoir de mettre de l’eau dans leur vin pour le bonheur des burkinabè », a déclaré le coordonnateur du mouvement Faso ou rien (FOR), Roland Bayala. Il s’est exprimé au cours d’une conférence de presse dans la matinée du mardi 24 novembre 2020 à Ouagadougou. En effet, le conférencier a indiqué que l’objectif de cette rencontre vise à interpeller leurs « aînés politiciens » sur la nécessité d’instaurer un climat de paix et de stabilité au Burkina Faso. Il a, en outre, rapporté que la conférence de presse de l’opposition tenue, le lundi 23 novembre, sur les probables fraudes dans les différentes communes du pays a inquiété plus d’un Burkinabè sur l’issue des élections.

C’est dans ce sens, que les responsables du FOR ont demandé à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et aux autres institutions la prise de dispositions pour éviter une crise postélectorale. Et cela passe, a insisté M.Bayala, par la rigueur et la transparence. A l’endroit de l’opposition, il a aussi appelé à la patience en vue de la proclamation définitive avant de poser leurs recours en conformité avec les textes en vigueur. Il a indiqué qu’elle doit travailler pour un climat de dialogue et de paix. En plus, le FOR a interpellé le pouvoir en place à privilégier l’union sacrée des fils et filles du pays des Hommes intègres à travers une instauration d’un dialogue politique. Sur la même lancée, le mouvement a invité les Burkinabè à faire front contre toute haine et violence.

Avez-vous déjà pris langue avec les différents partis politiques ? Quelles sont les actions concrètes pour ramener les acteurs à la table du dialogue ? « Aucun parti politique n’a été touché pour des éventuelles démarches », a fait savoir le conférencier. Selon M. Bayala, cette conférence de presse marque le début des actions pour inviter la jeunesse à ne pas céder à la violence. Il a ajouté que si les revendications de l’opposition peuvent être « fondées », il faut privilégier le dialogue.

Achille ZIGANI
(Collaborateur)

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