La majorité présidentielle échange avec des observateurs

Les observateurs internationaux des élections présidentielle et législatives ont rencontré la majorité présidentielle, dans l’après-midi du mardi 24 novembre 2020, à Ouagadougou, à la suite des derniers rebondissements dans le processus électoral.

Après l’opposition politique (CFOP), les observateurs internationaux des élections présidentielle et législatives du 22 novembre dernier (Nations unies, Union européenne, Union africaine, Organisation internationale de la francophonie et CEDEAO), ont échangé avec la majorité présidentielle (APMP), le mardi 24 novembre 2020, à Ouagadougou. A l’issue d’un huis-clos de 45 mn, les observateurs ont refusé à leur sortie de faire une toute déclaration à la presse. Mais à entendre le représentant de la majorité présidentielle, Simon Compaoré, il s’est agi pour les observateurs d’avoir l’avis de l’APMP sur les derniers rebondissements du processus électoral.

« Nous avons pris, point par point, les différentes récriminations de l’opposition et nous leur avons donné notre lecture. Ils nous ont donné des conseils et émis des souhaits que nous n’avons pas eu de difficultés à prendre en compte », a-t-il dit. Il a poursuivi que les partis de la majorité sont disposés à continuer à discuter comme cela a été le cas depuis le dialogue politique engagé sous la houlette du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. « S’il y a des difficultés, le Comité de suivi du dialogue politique nous permet de nous réunir à tout moment sur des questions d’ensemble, notamment liées au processus électoral. C’est d’ailleurs grâce à ce dialogue, que nous avons pu organiser ces élections, préparer le Code électoral et la participation des déplacés internes aux élections », a précisé M. Compaoré. Estimant que qui peut le plus, peut le moins, le représentant de l’APMP a fait savoir qu’un point des récriminations de l’opposition est déjà considérée comme résolu.

Il s’agit des compilations manuelle et électronique avant la proclamation des résultats comme cela est prévu par le Code électoral. « Nous sommes d’accord avec l’opposition qu’on s’en tienne à ce qui est prévu par la loi électorale. Heureusement, le président de la CENI a dit que la compilation manuelle aussi a commencé. Ce n’est donc plus un point qui peut nous opposer »,
a-t-il soutenu. Sur la tenue d’élections dans des localités non prévues, M. Compaoré en appelle à la décision du juge des élections. Quant à la non ouverture de certains bureaux de vote, il a fait savoir que tous les partis politiques ont été soumis à ce désagrément. « Nous sommes ouverts. Toute décision qui va se prendre de manière consensuelle est la bienvenue », a-t-il conclu.

Jean-Marie TOE

 

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