Financement de la filière karité: les acteurs présentent leurs besoins aux Fonds nationaux

Les organisations des acteurs de la filière karité ont présenté leurs besoins de financement aux Fonds nationaux, le jeudi 26 novembre 2020 à Ouagadougou. La rencontre a été organisée par l’Unité nationale de coordination du cadre intégré renforcé et l’Agence des nations unies pour l’investissement, avec le soutien financier de la coopération luxembourgeoise.

Le ministère du Commerce, de l’Industrie, et de l’Artisanat souhaite améliorer l’accès des acteurs de la filière karité aux financements. C’est pourquoi, une rencontre de concertation entre les acteurs et les fonds nationaux autour des besoins de financement de la filière a été organisée par l’unité nationale de coordination du Cadre intégré renforcé (CIR), le jeudi 26 novembre à Ouagadougou. L’unité nationale du CIR a bénéficié de la collaboration de l’antenne nationale de l’agence d’investissement des Nations unies (UNCDF) et de la coopération luxembourgeoise. Pour la vice-présidente de la table filière karité, Antoinette Ouédraogo, après la structuration des organisations au niveau des maillons production, transformation et commercialisation de la filière, il est temps de franchir un nouveau cap.
« Nous avons besoin de financement pour passer de la transformation artisanale à un stade semi-industriel, voire industriel. Nous voulons aussi transformer nos coopératives en moyennes ou grandes entreprises afin de mettre des produits de qualité à la disposition du marché national et conquérir celui international », a-t-elle détaillé. Un vœu qui devrait être satisfait au regard de la dizaine de fonds qui se sont mobilisés pour présenter leurs offres aux acteurs. Sans être exhaustif, le coordonnateur de l’unité nationale du CIR, Souleymane Soudré a mentionné la présence du Fonds d’appui au secteur informel (FASI), de celui d’appui à la promotion de l’emploi (FAPE), du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID) et de l’Agence de financement et de promotion des Petites et moyennes entreprises (AFP-PME). « La rentabilité d’un investissement dépend du coût des moyens de financement mis en œuvre », s’est-il dit convaincu. La filière karité a été classée filière porteuse car elle fait vivre plus de trois millions de femmes et de jeunes. Elle a bénéficié de plusieurs projets. Il s’agit du Projet d’appui à la compétitivité des produits de la filière karité au Burkina Faso (PACFIK) et du programme d’appui à la résilience économique et climatique des populations du Burkina Faso à travers les innovations financières et digitales (PARI). Coordonné par l’unité nationale du Cadre intégré renforcé, le PACFIK vise l’amélioration de l’exportation et de la compétitivité des produits, des revenus des acteurs de la filière et la création d’emplois dans les zones d’intervention. Le PARI est mis en œuvre par l’UNCDF sous l’égide du gouvernement. Il vise à faciliter l’accès à une offre de financement accrue à l’éclosion de PME dans la filière karité. Les deux programmes sont mis en œuvre grâce à une contribution financière de la coopération luxembourgeoise.

Nadège YE

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