Journées nationales du refus de la corruption

Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) a organisé une conférence de presse, le mardi 1er décembre 2020, à Ouagadougou, pour annoncer la tenue de la XVe édition des Journées nationales du refus de la corruption (JNRC).

Le manque à gagner pour le budget de l’Etat s’élevait à au moins 551 milliards de francs CFA selon les résultats de l’enquête parlementaire conduite en 2016 sur le secteur minier. C’est fort de ce constat que le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) a annoncé la tenue de la XVe édition des Journées nationales du refus de la corruption (JNRC) aux hommes de médias, le mardi 1er décembre 2020, à Ouagadougou. Cette édition, qui se tient du 1er au 10 décembre 2020, est placée sous le thème : «Transparence et redevabilité dans la gestion des ressources minières au Burkina Faso». Pour le secrétaire exécutif du REN-LAC, Sagado Nacanabo, le choix du thème se justifie par l’importance stratégique de l’industrie minière dans l’économie du pays et aussi par les nombreux scandales qui ont émaillé le secteur. Plusieurs activités, notamment un forum national sur la transparence, des conférences et projections cinématographiques publiques dans les villes minières, vont marquer ces journées.
Le secrétaire exécutif du REN-LAC a indiqué que ces JNRC vont se dérouler dans un contexte marqué sur le plan politique par la réélection du président Kaboré, sur le plan économique et social par les conséquences néfastes de la pandémie de la maladie à coronavirus. Mais en dépit de cette situation socioéconomique « catastrophique », il a souligné que la corruption à grande échelle continue de gangréner l’Etat à son plus haut sommet. « En effet, des manquements avaient entre autres été notés au niveau des contributions pour le Fonds de préservation et de réhabilitation de l’environnement, des taxes nonperçues dans l’exportation de l’or fraudé et des spéculations sur les permis et titres miniers », a-t-il illustré. Selon Sagado Nacanabo, le niveau de profit des productions aurifères au Burkina Faso est resté très faible. Car, de son point de vue, l’Etat burkinabè n’a pas de mainmise sur la gestion des ressources minières. La XVe édition visera, a-t-il conclu, à renforcer la prise de conscience des populations pour un développement économique et social véritable.

Adnan SIDIBE
(Stagiaire)

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