Bureau burkinabè du droit d’auteur : Le plan stratégique 2016-2020 validé

Le DG du BBDA, Wahabou Bara (micros) a présenté les acquis du PSD 2016-2020.

Le directeur général du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA), Wahabou Bara a dressé, le mercredi 23 décembre 2020, au cours d’un déjeuner de presse, le bilan de sa gestion à la tête de la structure.

Dans la mise en œuvre du Plan stratégique de développement (PSD) 2016-2020, le montant réparti des droits d’auteurs a connu une hausse considérable. Il est passé
de 611 160 000 FCFA en 2016 à 1 110 726 491 F CFA en 2020. L’information a été donnée par le directeur du BBDA, Wahabou Bara, le mercredi 23 décembre 2020 au cours d’un déjeuner de presse. Cette rencontre, a fait savoir M. Bara, dans un souci de redevabilité et de transparence, vise à faire le bilan de son plan stratégique de développement 2016-2020.

De plus, il s’agit, a-t-il précisé, d’informer les parties prenantes des réalisations et des perspectives. M. Bara a indiqué que, dans sa mission de promotion culturelle qui prévoit un système de prévoyance sociale pour ses membres, son département a œuvré à l’amélioration du cadre juridique. L’adoption de la nouvelle loi, a-t-il souligné, portant sur la propriété littéraire et artistique s’est déroulée après sa relecture dans un processus inclusif et participatif. A cela s’ajoute, a-t-il poursuivi, l’adoption de trois décrets qui portent sur la perception des rémunérations pour copie privée, et reprographie des œuvres imprimées. En outre, la révision de l’arrêté sur la répartition des droits d’auteur, s’est-il réjoui, a permis de disposer d’un document de référence pour une meilleure gestion desdits droits.

Cette disposition légale, a-t-il souligné, a permis l’uniformisation des coefficients de la musique traditionnelle avec celle moderne d’inspiration traditionnelle. « Ces deux genres sont de coefficients 5. Cette valorisation se justifie au regard d’une musique moderne naissante qui s’inspire fortement du terroir national, » a laissé entendre M. Bara. Au titre de la gouvernance, a-t-il poursuivi, l’efficacité de l’assemblée générale des membres installée depuis 2016 a permis de combler le déficit statutaire par le parachèvement du processus d’implication des artistes à 70% dans les instances de décision.

Ainsi, cinq commissions de surveillance et deux comités chargés d’assurer la transparence en matière de répartition des droits ont été mis sur pied. A l’écouter, le Plan stratégique de développement (PSD) 2016-2020 s’est focalisé sur l’augmentation de la collecte, l’amélioration de la répartition des droits et le soutien à ses membres. En perspectives, le département de Wahabou Bara compte garder le cap à travers l’élaboration d’un nouveau PSD 2021-2023 avec une vision de faire de la structure un modèle économique pour les créateurs. Cela passe, a-t-il souligné par la relève du défi de modernisation des outils de gestion, l’élargissement de l’assiette de perception en vue d’améliorer les conditions de travail et le bien-être du personnel. Quelles ont été les insuffisances du PSD 2016-2020 ? A cette préoccupation des journalistes, il a répondu que le PSD a enregistré un déficit de communication sur le fonds de promotion culturelle, un manque d’anticipation et une faiblesse de l’esprit de solidarité.

Achille ZIGANI
(Collaborateur)

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