Journée internationale de la démocratie: la relève générationnelle au Burkina en débat

Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) a organisé, le mardi 29 décembre 2020 à Ouagadougou, un dialogue démocratique au cours duquel deux panels ont été animés sur des questions liées à la gouvernance politique et démocratique au Burkina Faso.

Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) demeure engagé pour un ancrage démocratique du Burkina Faso. Ainsi, en vue de commémorer la Journée internationale de la démocratie, qui se tient chaque 15 décembre, il a organisé la 3e édition du « Village de la démocratie », le mardi 29 décembre 2020, à Ouagadougou. Cette édition a été marquée par la tenue d’un « dialogue démocratique » autour de deux panels auxquels étudiants, universitaires, acteurs politiques et de la société civile ont participé. « La rupture générationnelle et la participation politique des femmes » et « La reconfiguration politique à l’issue des élections couplées du 22 novembre 2020 », ont été les thématiques autour desquelles les échanges ont porté. « C’est une occasion de partage d’expériences générationnelles », a confié le directeur exécutif du CGD, Dr Thomas Ouédraogo.
Pour les animateurs du 1er sujet que sont les Dr Abdoulaye Barro et Sampala Fati Balima, deux générations politiques se « bousculent » actuellement sur le terrain politique burkinabè. Il s’agit, ont-ils estimé, des acteurs politiques des années 80 et ceux dits de la nouvelle génération, avec une nette domination des premiers cités sur les seconds.
Comment garantir une relève générationnelle politique ? Comment organiser cette rupture au profit de tous ? Existe-t-il un âge pour prendre sa retraite en politique ? Tels ont été, entre autres, les points saillants sur lesquels les débats se sont focalisés. Pour les panélistes, des défis pour l’émergence d’une véritable relève générationnelle politique au Burkina Faso sont palpables. Ce, au regard de la pérennisation de la « vieille classe » dans le jeu politique. Bien plus, a insisté Dr Barro, des obstacles entravent l’avènement de cette alternance. En exemples, le panéliste a énuméré le manque d’une ressource de qualité pour cette relève, le contournement du champ politique par les jeunes, l’absence de militantisme politique, le poids de l’argent dans le jeu politique. « La relève générationnelle politique est une nécessité et les jeunes doivent s’armer politiquement pour mener le combat de cette rupture », a-t-il soutenu. Pour parvenir à une relève dynamique au service de la démocratie, les conférenciers ont suggéré la formation des jeunes à l’engagement politique, la clarification du rapport de certaines OSC à la politique, etc. « La rupture doit être construite, car l’entrée en politique des jeunes comme des femmes, est un processus de socialisation qu’il faut commencer tôt », a, pour sa part, affirmé Dr Sampala Balima.
Le second panel sur « La reconfiguration politique à l’issue des élections couplées du 22 novembre 2020 » a été animé par le Contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga, avec la modération du Pr Serge Théophile Balima. Comme le précédent thème, ils ont entretenu, deux heures durant, les participants à ce dialogue politique sur les différents scénarii d’une nouvelle configuration du landerneau politique, après le scrutin couplé. Des participants qui, a-t-on noté, n’ont pas manqué de questions pour mieux comprendre les véritables enjeux d’un changement générationnel politique ainsi que les tenants et aboutissants d’une reconfiguration du jeu politique burkinabè.

Soumaïla
BONKOUNGOU

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