Lotissement à Saaba: des habitants non attributaires réclament « leurs » parcelles

Des habitants de la zone non lotie de Saaba ont organisé une assemblée générale, le jeudi 31 décembre 2020, pour manifester leur mécontentement à la suite de la publication de la liste d’attribution des parcelles à l’issue d’un récent lotissement de leur zone.

Réunis au sein des associations Sougouri-Nooma de Kalsin, Taaba-yiinga bâtisseur et celle des habitants de Nioko 1, des habitants de la zone non lotie de Saaba à la sortie Est de Ouagadougou, désapprouvent les attributions des parcelles à a suite du lotissement de leur zone. En effet, trois semaines après la publication de la liste d’attribution des parcelles, ils ont organisé une assemblée générale, le jeudi 31 décembre 2020, pour traduire leur « totale désapprobation ». Selon les explications du président de l’Association Sougouri-Nooma de Kalsin, Maurice Ouédraogo, le recensement des habitants de la zone non lotie a donné près de 4 000 résidents, alors qu’à la publication de la liste d’attribution, seulement 1 959 personnes ont été attributaires. « On nous dit que la zone qu’on habite appartient à la SONATUR et qu’on doit libérer les lieux. Pourtant, sur le terrain de 150 ha parcellé pour nous, de nombreuses personnes qui ne sont pas résidentes dans notre non loti ont des parcelles et des zones commerciales », a-t-il précisé. Il a indiqué que la mairie de Saaba a demandé à ceux qui n’ont pas été attributaires, de faire des demandes de parcelles alors qu’elle ne dispose plus de terrain pour eux. « Nous sommes catégoriques. Nous n’en voulons à personne. Nous voulons nos parcelles et rien d’autre », a-t-il ajouté.
Lors de l’AG, les protestataires ont reçu le soutien du Mouvement de solidarité pour le droit au logement, membre du réseau NoVox international. Son président, Seydou Traoré les a appelés à s’unir, à parler le même langage pour avoir gain de cause. « Nous allons porter l’affaire devant l’ASCE-LC, la Commission nationale des droits humains, le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples et même la justice, si nécessaire », leur a-t-il promis. Pour M. Traoré, l’accès à un logement décent est un droit fondamental pour tout être humain. « A défaut de leur trouver des parcelles, il faut restructurer la zone et la viabiliser pour apporter aux populations résidentes, des voies, l’eau, l’électricité et les services sociaux de base notamment les écoles et les centres de santé. Personne ne bougera tant que les gens ne seront pas rétablis dans leur droit », a-t-il martelé.
Pour avoir la version des autorités communales, nos tentatives de rentrer en contact avec le maire de la commune de Saaba sont restées vaines.

Jean-Marie TOE

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