CHAN 2020/Burkina # Zimbabwe : une finale, selon Seydou Zerbo « Krol »

Les Etalons locaux effectuent ce jour, mercredi 20 janvier 2021, à Yaoundé au Cameroun à 19h GMT, leur 2e sortie dans la phase de groupes au Championnat d’Afrique des Nations contre les Warriors du Zimbabwe. Le Burkina Faso battu (0-1) lors de la première journée samedi dernier par le Mali doit impérativement s’imposer pour espérer se qualifier lors du dernier match.

Etalons du Burkina Faso et Warriors du Zimbabwe jouent une rencontre à quitte ou double, ce mercredi 20 janvier, au stade Ahmadou-Ahidjo de Yaoundé dès la 2e journée des phases de poules du groupe A. Les deux équipes ayant perdu leur premier match, le samedi dernier, gare donc au vaincu. La tension est perceptible dans les deux états-majors à 72h du jour J. A preuve, cet incident survenu dans la soirée du 18 janvier au centre annexe du stade Ahmadou-Ahidjo, site réservé pour les séances d’entraînement des équipes. Stratégie de déstabilisation, pure provocation des Zimbabwéens ou simple malentendu ? En tous les cas, les Etalons, qui devraient occuper le terrain de 19h à 21h, heure locale, sont arrivés trouvés les Warriors sur les lieux, alors qu’ils étaient programmés plus tard, de 21h à 23h. En dépit des vives protestations de la délégation burkinabè, des interventions du COCAN et de responsables de la CAF, les Zimbabwéens refusent de libérer le terrain. Ils s’exécuteront après plus d’une heure de tractations. Les Etalons locaux, laissés à l’écart de ces échauffourées, ont pu effectuer leur avant-dernier entraînement (le dernier a lieu hier mardi) avant le match crucial de ce mercredi. En conférence de presse d’avant-match hier, le capitaine Babayouré Sawadogo, a indiqué que lui et ses coéquipiers se sont parlé après la défaite face au Mali et le moral des joueurs est au beau fixe, à quelques heures de la rencontre. « Nous sommes des compétiteurs. Et nous devons relever la tête. Notre ambition reste toujours la qualification », a déclaré le portier du RCK. Pour atteindre les quarts de finale, il suffit, a-t-il assuré, que les Etalons abordent les deux rencontres restantes avec « sérieux et beaucoup d’envie ».

« Nous avons une équipe très jeune qui n’a pas l’habitude des grandes compétitions bien vrai mais elle est talentueuse… Offensivement, il faut que nous arrivions à marquer. Si nous percutons en attaque et restons solides en défense, nous pourrions réaliser de belles choses », a expliqué Babayouré Sawadogo.

Plus de percussion offensive

Quant au sélectionneur des Etalons locaux, Seydou Zerbo dit « Krol », il a avoué que le match contre le Zimbabwe est tout simplement une finale, une rencontre que lui et ses poulains ne doivent pas perdre. Il a souligné le manque de « percussion offensive » de l’attaque burkinabè lors du premier match, mais a assuré que le staff technique s’est attelé à apporter des corrections. « La stratégie contre le Zimbabwe est claire. Il faut aborder le match avec toutes les clés de l’aspect offensif. Il faut développer des astuces offensives pour s’en sortir », a déclaré « Krol ». L’opération mobilisation des troupes par le staff technique avant le match a été soutenue par l’ex-international burkinabè, Aristide Bancé, qui dit être venu au Cameroun pour encourager ses jeunes frères. « Je leur ai dit que rien n’est perdu. Il reste deux matchs et ils doivent tout faire pour battre le Zimbabwe. Pour y arriver, ils doivent être solidaires », a-t-il affirmé, tout en précisant que l’état d’esprit du groupe est bon. L’ancien joueur de l’USFA, depuis l’arrêt de sa carrière, est de plus en plus présent dans les gradins des stades burkinabè.

« Nous avons de bons joueurs. J’ai suivi le championnat national et on a assisté souvent à de bons matchs. Les joueurs sélectionnés méritent d’être ici. Il faut juste trouver la stratégie pour les faire jouer ensemble », a-t-il laissé entendre. Aristide Bancé fait bien de le dire, car les observateurs du Faso foot seront très déçus si les Etalons ne franchissent pas la phase de groupe de ce CHAN. Parce qu’ils se sont présentés à cette compétition avec un grand avantage sur leurs trois adversaires. Le championnat national est à sa 17e journée alors que les autres pays pointent à zéro match dans les jambes. En plus, l’équipe du Zimbabwe a été amputée de nombreux joueurs positifs à la COVID-19 avant le tournoi. Mais c’est la réalité du terrain qui compte. Babayouré et ses coéquipiers doivent montrer un bien meilleur visage ce mercredi. Dans le cas contraire, ils quitteront encore la compétition dès le premier tour comme lors de leurs autres deux participations.

Sié Simplice HIEN
(Envoyé spécial à Yaoundé)

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