6ème Rentrée fiscale : « La TVA reste dans le dispositif fiscal burkinabé…», foi de Moumouni Lougué

Le présidium de la conférence de presse de Banfora marquant la rentrée fiscale de l’année 2021.

La Direction générale des impôts a effectué sa rentrée fiscale 2021, le jeudi 21 janvier 2021 à Banfora, dans la région des Cascades sous le thème « La digitalisation de la gestion domaniale, foncière et cadastrale pour une sécurisation foncière au service du contribuable ».

Entouré des autorités régionales des Cascades et de ses collaborateurs, le directeur général des impôts, Moumouni Lougué, a dévoilé les grandes actions de son institution aux hommes de médias au cours d’une conférence de presse le jeudi 21 janvier 2021 à Banfora. Dans sa déclaration liminaire, le Directeur général des impôts a indiqué que la loi de finances pour l’exécution du budget de l’Etat a introduit dans le dispositif fiscal pour compter du 1er janvier 2021 des innovations visant l’élargissement de l’assiette fiscale, l’amélioration du rendement de l’impôt, la promotion des télé-procédures et l’institution des faveurs fiscales.

La Taxe sur les activités financières (TAF) applicable aux opérations qui se rattachent aux activités bancaires, financières et d’une manière générale, au commerce des valeurs et de l’argent, est l’une des innovations de cette loi de finances 2021. Cette taxe en vigueur dans la plupart des pays membres de l’UEMOA, remplace la TVA pour ce qui concerne les activités financières. Cependant, « la TVA reste dans le dispositif fiscal burkinabè et s’applique aux activités imposables», foi de Moumouni Lougué, directeur général des impôts. Des modifications, poursuit le directeur général, sont aussi constatées sur les délais de déclarations et de paiement de certains impôts et taxes. Il s’agit, notamment de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), les taxes sur les tabacs, les boissons, la parfumerie et les cosmétiques, les emballages et sachets plastiques, tout comme la taxe spécifique sur les entreprises de télécommunication.

Les retenues à la source, les prélèvements sur les billets d’avion, les prélèvements facturés, l’acompte provisionnel et le minimum forfaitaire de perception des personnes relevant du réel normal d’imposition sont aussi concernés par les modifications de délais de déclaration, selon le patron des impôts. Pour Moumouni Lougué, l’année 2021 sera «incontestablement » celle des grands défis pour la direction générale des impôts. En effet, elle devra s’atteler à mettre en œuvre ces nouvelles mesures de la loi de finances et surtout recouvrer 944 213 027 000 F CFA, soit plus de 100 milliards qu’en 2020. Pour ce faire, M. Lougué a invité ses collègues à redoubler d’ardeur à la tâche, réajuster leurs méthodes de travail et comportements.

Cette 6e année fiscale placée sous le sceau de la digitalisation, se veut un des leviers essentiels de la maîtrise de la fiscalité foncière et immobilière afin de rendre le meilleur service au contribuable et améliorer les recouvrements des recettes fiscales. A cet effet, la direction générale des impôts a pris la résolution d’intégrer suffisamment la gestion foncière dans son processus de modernisation à travers la digitalisation de ses services domaniaux, fonciers et cadastraux en vue d’une meilleure sécurisation des droits fonciers des contribuables.

Mamadou YERE
AIB/ Comoé

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