Secteur de l’énergie: une amélioration de la qualité des services en 2019

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a reçu en audience, le mardi 26 janvier 2021 à la Primature, respectivement l’ambassadrice des Etats Unis au Burkina Faso, la présidente de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie et le contrôleur général d’Etat.

Les services en matière d’énergie étaient de meilleure qualité au cours de l’année 2019, par rapport à 2018. C’est ce qui ressort du rapport des activités de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) au titre de l’année 2019, que la présidente de l’institution, Mariam Gui Nikiéma, a remis au Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, le mardi 26 janvier 2021. A sa sortie d’audience, Mme Nikiéma a confié que selon ce rapport, l’offre de service s’est améliorée en ce sens qu’il y a eu moins de délestages et plus de localités ont été électrifiées. « La SONABEL a engrangé des résultats nets », a lancé la présidente de l’ARSE, chargée de régulariser les activités de production et de distribution de l’électricité. Puis d’ajouter que son institution qui veille aussi à l’importation et l’exportation de l’électricité, examine l’application des textes qui régissent le secteur, protège les intérêts des opérateurs et des consommateurs. « Nous devons avoir l’électricité en quantité, en qualité et à moindre coût. Aussi, nous devons commercialiser le soleil que la nature nous a donné », a-t-elle dit.
Après l’ARSE, c’est une délégation de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de la Lutte contre la corruption (ASCE-LC), conduite par le Contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga, qui est venue aussi remettre ses rapports 2018 et 2019. A entendre M. Ibriga, cet exercice est obligatoire, car après la remise du rapport général au président du Faso, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale doivent également en recevoir. Selon lui, le rapport 2018 note que l’Etat a procédé à une location de bâtiments qui ne répondent pas aux exigences administratives. « La recommandation est que l’Etat revienne à une politique de construction des cités administratives », a-t-il souhaité. Aussi, il a informé que des structures publiques ont été épinglées dans les rapports mais c’est aux juges de décider de la sanction.

« Je ne suis pas dans l’illégalité »

Le Contrôleur d’Etat a fait savoir qu’il est également ressorti du rapport que la dette intérieure est supérieure à celle régulière. Alors pour le bon fonctionnement de l’économie, il a suggéré que la dette intérieure soit apurée. Marius Ibriga a trouvé inutile que son institution ait un pouvoir de sanction, de peur d’être juge et parti. « L’ASCE-LC n’a pas un pouvoir de sanction mais d’investigation. En cas de faute disciplinaire, la hiérarchie est saisie. Pour une faute pénale, le procureur reçoit le rapport », a-t-il expliqué. Concernant son mandat à la tête de l’institution, M. Ibriga a rappelé que les textes portant modalités de désignation du Contrôleur général d’Etat n’ont pas été adoptés. Alors pour lui, il appartient au gouvernement de préparer le lancement de l’appel à candidature. « Je suis à ma sixième année, pourtant j’étais nommé pour cinq ans. Je ne suis pas dans l’illégalité, car les textes ne sont pas adoptés », a-t-il appuyé;
La dernière personnalité à être reçue par le chef du gouvernement est l’ambassadrice des Etats-Unis au Burkina Faso, Sandra Clark. Les échanges entre le Premier ministre et la diplomate américaine ont porté sur la coopération bilatérale entre les deux pays.

Frank POUGBILA
(Collaborateur)

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