Rentrée des industriels : Sous le signe du renforcement de la régulation économique

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Harouna Kaboré : «Entre mon département et le GPI, c'est un partenariat gagnant-gagnant comme cela s'est passé dans les années précédentes ».

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a présidé, le vendredi 29 janvier 2021 à Bobo-Dioulasso, la cérémonie officielle de rentrée 2021 du Groupement professionnel des industriels du Burkina Faso (GPI).

Créé pour défendre les intérêts de l’ensemble des opérateurs économiques du secteur industriel, le Groupement professionnel des industriels du Burkina Faso (GPI) a organisé sa troisième rentrée Industrielle sous la présidence du ministre de l’industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Harouna Kaboré. Avant le début de la cérémonie, les membres du groupement ont observé une minute de silence en la mémoire d’El hadj Sékou Haidara, 5e vice-président du bureau national du GPI décédé, le 10 décembre dernier.

Abdoulaye Nabolé, au nom du GPI, a témoigné sa reconnaissance au ministère en charge de l’industrie pour la prise de mesures d’assainissement de l’environnement économique. Il a également remercié leur ministère de tutelle pour son accompagnement lors des négociations de protocoles d’accord entre les industriels et les commerçants importateurs et distributeurs. En effet, selon lui, les accords ont été un réel soutien aux unités industrielles. Ils ont permis à la Société nationale sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO), la Société nationale huilerie et savonnerie (SN- CITEC) et la Société africaine de pneumatiques (SAP Olympic) d’écouler la totalité de leurs stocks d’invendus.

La rentrée 2021 a été placée sous le signe du « renforcement de la régulation économique dans la perspective d’une reprise plus forte ». Pour M. Nabolé, le groupement doit saisir et exploiter toutes les opportunités qu’offre la règlementation économique pour développer les unités industrielles. Car, a-t-il ajouté, la survie des industries passe nécessairement par

Tout en saluant le gouvernement pour les efforts déjà consentis, les membres du GPI l’ont exhorté à toujours accompagner leur structure.

la régulation. C’est pourquoi, il a interpellé le département en charge de l’industrie pour la poursuite puis l’amplification des mesures au-delà des trois sociétés. De ce fait, Abdoulaye Nabolé a soutenu qu’il est opportun de réfléchir à la deuxième génération des protocoles qui prendront en compte d’autres acteurs stratégiques tels que l’administration publique et les collectivités territoriales.

En effet, le GPI s’est dit disposé à poursuivre la réflexion dans ce sens avec l’ensemble des acteurs du secteur. M. Nabolé est revenu sur l’année 2020 placée sous le signe de la résilience économique et le renforcement du partenariat pour tenir compte de l’insécurité et la grogne sociale. « Cet espoir sera malheureusement de courte durée car balayée par la vague de la COVID-19 dès le 1er trimestre 2020 », a-t-il regretté. Mais l’espoir est permis, selon lui, pour l’année 2021 avec le changement dans la dénomination du ministère qui passe du Ministère du Commerce, de l’Industrie, et de l’Artisanat (MCIA), Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA). «C’est un symbole fort et un signe que l’industrie retrouve l’importance qui est la sienne dans le paysage économique de notre pays », a-t-il soutenu.

Quant au ministre Harouna Kaboré, il s’est réjoui de la tenue régulière de la rencontre-bilan des activités du GPI. Un regard dans le rétroviseur qui permet au groupement de passer au peigne fin les activités de l’année écoulée, de prendre des résolutions qui vont à la fois, sur des décisions qui accompagnent leurs membres et des choix d’accompagner le gouvernement. Pour M. Kaboré, le changement de la dénomination de son département montre l’importance de l’industrie dans le développement du pays.

Comme défis à relever cette année, a indiqué Harouna Kaboré, son département entend travailler à l’approvisionnement des unités industrielles en matières premières, à l’allégement du tarif de l’énergie pour les industries afin de réduire le coût des produits, à l’intensification de la lutte contre la fraude, et de la politique du « consommons local». Par ailleurs, il a rassuré les industriels de l’appui du gouvernement, les exhortant à une meilleure collaboration avec le gouvernement afin d’améliorer le fonctionnement des industries.

Boudayinga J-M THIENON
Léon Millogo
(Stagiaire)

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