Communautés minoritaires au Burkina Faso: un festival pour promouvoir leurs droits

L’association « Kamb béog néeré yinga » a organisé, les 6 et 7 février 2021 à Ouagadougou, la première édition du Festival des libertés de Ouagadougou, les 6 et 7 février 2021.

Le Burkina Faso, au regard de ses efforts dans la protection des groupes dits minoritaires (personnes vivant avec un handicap, minorité ethnique), engrange des résultats. C’est le constat fait par l’association « Kamb béog néeré yinga » Dans le but d’offrir une tribune d’expression artistique aux communautés minoritaires, elle a organisé, les 6 et 7 février 2021 à Ouagadougou, la première édition du Festival des libertés de Ouagadougou (FELO), sous le thème « Culture, liberté et droit des minorités ». Le FELO entend, à travers des manifestations culturelles, selon ses initiateurs, œuvrer à l’émergence d’une expression artistique inclusive valorisant les droits des minorités. « Le FELO se veut une
tribune d’expression des minorités, un espace pour interpeller les promoteurs culturels à prendre en compte les artistes vivant avec un handicap. C’est également un lobbying en faveur des droits des communautés minoritaires », a confié la promotrice du festival, Georgette Nikièma, par ailleurs présidente fondatrice de l’association « Kamb béog néeré yinga ». Panel, prestations artistiques, expositions et parade à travers les rues de Ouagadougou ont été, a-t-elle dit, au programme de ce premier rendez-vous. Venus de Tiébélé, dans le Nahouri et de l’Union nationale des Associations burkinabè pour la promotion des aveugles et malvoyants (de l’UN-ABPAM), l’Association burkinabè pour l’inclusion des personnes albinos et de l’Association élan personnes de petite taille (ABIPA), les festivaliers ont participé 48 heures durant aux activités du FELO. « Outre la visibilité, le FELO nous donne l’occasion de nous exprimer et de faire un clin d’œil à nos autorités. Car, même si des actions sont entreprises ici au Burkina, force est de constater que beaucoup reste à faire à l’image de la loi 012 qui nous octroie des droits dont l’application peine jusque-là », a souligné Sara Maïga de l’ABIPA. Abondant dans le même sens, le président de l’ABIPA, Fabéré Sanon, a insisté sur le bien-fondé de ce festival qui, selon lui, contribuera au plaidoyer pour l’accès aux services sociaux de base et à l’égalité des chances dans la recherche d’emploi.

Rémi ZOERINGRE

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