CAN U20 Burkina Faso–Tunisie (0-0) : Un nul des Etalons en attendant mieux

Les Etalons devront être offensivement plus percutants jeudi prochain face à la Centrafrique.

Les Etalons et les Aiglons de Carthage se sont quittés dos à dos (0-0) hier au stade Chekha Boydiya de Nouakchott pour leur première sortie de la 22e Coupe d’Afrique des Nations U 20. Une rencontre âprement disputée avec une légère domination de la formation junior burkinabè.

Lorsqu’avant le coup d’envoi de l’arbitre rwandais, les Etalons regroupés dans le rond central lance leur cri de guerre « la Patrie où la mort nous vaincrons », l’on a senti des garçons déterminés à aller à l’abordage afin de faire une bonne entrée dans cette 22e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) réservée aux moins de 20 ans. Ils entament effectivement sous de bons auspices la rencontre qui s’est disputée à huis clos. Le premier quart d’heure est à leur avantage. Les Tunisiens, un peu destabilisés par cette bonne entame des Etalons, reculent. Le bloc tunisien joue bas.

Malheureusement, le capitaine Yashir Moustapha Ouédraogo et ses coéquipiers ne s’appliquent pas. Ils tentent de procéder par de longues balles. Ce qui ne les réussit pas. Ils sont un peu crispés certainement par l’enjeu. Les Aigles qui ont attendu et qui n’ont rien vu venir sortent un peu de leur torpeur. Avec un onze de départ composé seulement de quatre locaux (les sept autres viennent de l’Europe), ils sortent la tête de l’eau. Techniquement, ils n’ont rien à envier aux Burkinabè. Mais sur le plan de l’engagement et de l’impact physique, les jeunes burkinabè se font respecter.

Les consignes semblent être bien observées de part et d’autre. Malgré tout, ce sont les Etalons juniors, plus entreprenants, qui pouvaient faire basculer le match. Seulement sur le front de l’attaque, le maillon faible s’appelle Nathanio Kompaoré. « Le terrain est difficile à jouer. Et compte tenu que je revenais d’une blessure, c’était plus difficile pour moi plus que les autres », a-t-il tenté d’expliquer.

Fiacre Botué Kouamé, un absent de taille

L’attaquant des Etalons, Nathanio Kompaoré (dossard 13), a été bien muselé par la défense tunisienne.

Offensivement, son apport a été inexistant avec de nombreuses pertes de balles. Sentant le danger, le coach Oscar Barro lui demande de permuter avec l’occupant du couloir droit Joffrey Bazié. Dans son nouveau positionnement, il fait mieux. Il réussit son premier bon débordement qui a failli d’ailleurs faire mouche. Les Aigles terminent difficilement la première partie mais ne craquent pas. La deuxième partie démarre comme la première. L’engagement physique prend le dessus sur la technique. Ibrahim Bancé a failli payer les frais de cet engagement à la 60e minute. N’eut été l’indulgence de l’arbitre rwandais, il aurait pu écoper d’un deuxième avertissement synonyme d’exclusion.

Les deux parties se tiennent à la culotte. La première vraie occasion est intervenue à la 63e mn. A la suite d’une belle action, Joffrey Bazié, très en vue au cours de cette dernière partie, n’a pas réussi à reprendre le caviar que lui a offert Yves Clovis Ouédraogo. A partir de cet instant, les Burkinabè prennent un net ascendant sur la partie. Ils imposent leur rythme et leur suprématie durant les 10 dernières minutes. Ce qui va obliger la formation tunisienne à opter pour les contres. Un temps fort burkinabè qui n’a pas été exploité à bon escient, notamment par le jeune sociétaire de Salitas, Joffrey Bazié, qui a parfois fait de mauvais choix.

En réalité, l’absence de Fiacre Botué Kouamé, l‘attaquant vedette des Etalons pendant le tournoi qualificatif, a été ressentie en pointe tout au long de la rencontre. « Avec Fiacre, ç’allait être diffèrent puisque nous avions tellement travaillé avec lui et nous connaissons ses qualités de buteur », a reconnu Oscar Barro. Même le coach de la Tunisie, qui semble bien connaître la formation U20 s’est interrogé auprès de son collègue burkinabè sur l’absence du meilleur joueur et meilleur buteur du tournoi UFOA-B. Vivement Fiacre Botué Kouamé pour la prochaine rencontre.

Yves OUEDRAOGO
Envoyé spécial à Nouakchott


Lettre de la CAN U20

Cher Cousin

Actualité oblige, c’est depuis Nouakchott que je te donne de mes nouvelles. Comme tu l’as su, les Etalons U20 ont entamé la compétition avec un match nul face à la Tunisie. Mais, il n’y a pas lieu de s’alarmer. Au-delà du fait que les jeunes ont laissé voir de bonnes choses qui augurent d’une suite prometteuse, il y a que l’ambiance au sein du groupe y sera aussi pour quelque chose. Les enfants s’entendent bien. A les voir à l’entraînement où à l’hôtel, il y a de l’harmonie. De leur hôtel, parlons-en. Ils sont logés à l’hôtel Imam situé en plein cœur de la ville. Donc tu comprends qu’avec le flux routier, cela ne permet pas un bon repos, donc une bonne récupération. Tout compte fait, nous sommes en Afrique et dans un pays qui organise pour la première fois une compétition sportive d’envergure, donc il faut faire avec. Couse, ce que je vois à Nouakchott m’a permis de comprendre que nous avons de bons chauffeurs au Burkina Faso. Si tu y empruntes un taxi ou un autre moyen de transport, tu risques de piquer une diarrhée avant ta destination si tu n’y prends garde. En l’absence de motos, ce sont les véhicules qui slaloment dans les rues. Autre chose que j’ai remarqué durant les 72 heures passées dans ce pays, est l’accoutrement des femmes. Filles, femmes mariées ou vieilles, toutes portent les voiles. Difficile de savoir qui est jeunes filles ou vieilles. Ce qui est une bonne chose, car, un tel style vestimentaire va dissuader certains comme ton ami Karim Badolo qui ne peut que rester tranquille dans son coin. Porte-toi. Je te reviens demain avec beaucoup plus de nouvelles.

Par ton Cousin de Nouakchott

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