Enseignement supérieur: Les crises universitaires à la loupe de Dr  Bertin Ouangraoua

En fin de cycle à l’Académie des sciences de management de Paris, l’étudiant Bertin Ouangraoua a soutenu sa thèse le mercredi 30 décembre 2020 sur la « Mise en perspective théorique et empirique de la contribution de la politique contractuelle à l’amélioration du pilotage universitaire : cas de l’Université Joseph Ki-Zerbo ».

  L’absence d’autonomie, l’insuffisance des ressources financières et humaines, l’insuffisance des infrastructures, inadaptation des textes et les difficultés de leur application, les difficultés de pilotage et les problèmes de gouvernance, ce sont autant de facteurs qui grippent le fonctionnement des universités du Burkina Faso. Pour sa thèse de fin d’étude soutenue le 30 décembre 2020 à l’Académie des sciences de management de Paris, l’étudiant Bertin Ouangraoua a choisi de passer au peigne fin ces difficultés que trainent les universités du pays des Hommes intègres depuis une vingtaine d’années. D’entrée de jeu, M. Ouangraoua a trouvé que ces problèmes des temples du savoir au Burkina Faso tirent leurs sources de la crise financière des années 1990, et de la politique d’accès à l’éducation menée par le gouvernement  dans la même période. Une crise financière, poursuit-il, qui a contribué à diminuer les ressources financières accordées  aux universités et une rupture des investissements, dans un contexte de multiplication des effectifs d’étudiants. « Ces crises atteignent leur paroxysme en 2000 et débouchent sur  la refondation de l’université du Burkina Faso », soutient Bertin Ouangraoua. Pour une sortie de crise, l’impétrant dans son exposé a proposé une politique contractuelle déjà expérimentée en France et au Maroc. La politique  contractuelle, explique-t-il,  est un mode de pilotage des universités consistant à instaurer une relation contractuelle entre l’Etat et les universités publiques. Elle (cette politique) consiste en ce que chaque université élabore un projet d’établissement qui peut  être, triennal, quadriennal ou quinquennal, qu’elle présente à l’Etat à travers le ministère de l’enseignement supérieur en vue d’obtenir de lui des ressources pour la mise en œuvre du projet. Ainsi, l’Etat contractualise avec les universités dont les projets d’établissement auront été jugés pertinents, en phase avec sa politique universitaire, et, octroie les ressources nécessaires à leur mise en œuvre. « La politique contractuelle inspire des réponses aux différents problèmes rencontrés par les universités au Burkina Faso. Sa mise en œuvre permet d’engager les universités dans une dynamique de gestion prévisionnelle et de modifier la façon de travailler des acteurs, de les sortir du train-train quotidien », se convainc M. Ouangraoua. Pour ce faire, Bertin Ouangraoua suggère la tenue des états généraux sur les perspectives de mise en œuvre de la politique contractuelle pour associer les différentes parties prenantes dans le processus. A l’issue de son exposé, le jury, après analyse, a décidé de reconnaître Bertin Ouangraoua digne de porter le grade de Docteur en sciences de gestion avec la mention honorable.

Synthèse de Kamélé FAYAMA

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