Lutte contre le blanchiment des capitaux : Les propositions du CES au président du Faso

Le CES a transmis son rapport public 2020 au Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, avant sa publication officielle.

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, successivement le bureau du Conseil économique et social (CES) et le vice-amiral, Hervé Bléjean, commandant des missions d’entraînement et formation de l’Union européenne, le mardi 23 février 2021, au palais de Kosyam.

Pour mieux lutter contre le blanchiment des capitaux utilisé pour financer le terrorisme, le Conseil économique et social (CES) recommande de mettre en place des méthodes qui permettront d’arrêter ou de réduire l’utilisation du cash aidant à blanchir les capitaux en plus d’une meilleure concertation des différentes parties prenantes à la lutte. C’est ce qui ressort du rapport public 2020, que le CES a remis au Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, au cours d’une audience accordée au premier responsable de l’institution, dans la matinée du mardi 23 février 2021, à Kosyam. « Nous avons étudié le problème et notre ambition était de voir comment tarir les sources de financement du terrorisme à travers le blanchiment d’argent.

A cet effet, nous avons réfléchi à des recommandations que nous avons consignées dans notre rapport », a indiqué le président du CES, Moïse Napon, à leur sortie d’audience. En plus de réduire l’utilisation du cash, a expliqué le pasteur Napon, il est nécessaire de fédérer les efforts. « Il est important que l’ensemble des dispositifs travaillent de façon concertée afin d’apporter une réponse qui permettra d’arrêter l’utilisation du blanchiment de capitaux comme source de financement du terrorisme », a-t-il déclaré. A la suite du CES, le président Kaboré s’est entretenu avec le vice-amiral Hervé Bléjean. En sa qualité de commandant des missions d’entraînement de l’Union européenne, il dit être venu offrir ses services aux forces armées burkinabè. « Nous sommes venus échanger avec le président du Faso pour voir dans quelles mesures nous pourrons engager des actions de formation, d’entraînement et de conseils à l’intention des forces armées burkinabè en fonction de leurs besoins », a-t-il confié à sa sortie d’audience.

Nadège YAMEOGO

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