Secteur des médias : Les statuts dérogatoires de Sidwaya et de la RTB adoptés

Le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte- parole du Gouvernement, Ousseni Tamboura, a indiqué que le report des élections municipales permettra de réviser un certain nombre de textes.

L’hebdomadaire conseil des ministres s’est tenu, mercredi 3 mars 2021 au palais de Kosyam, sous la présidence du Chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré. De nombreux dossiers ont été abordés par l’exécutif dont l’approbation des statuts dérogatoires des médias d’Etat, les Editions Sidwaya et la Radiodiffusion télévision du Burkina.

Les Editions Sidwaya et la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB) ont le quitus pour la mise en œuvre effective des statuts dérogatoires qui leur ont été octroyés. C’est l’une des principales informations livrées par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ousseni Tamboura, à l’issue du conseil des ministres du mercredi 3 mars 2021, à Ouagadougou. Il a, en effet, fait savoir que le conseil a approuvé les statuts des Editions Sidwaya et de la Radiotélévision du Burkina (RTB). Il a rappelé, à cet effet, qu’une loi du 4 septembre 2015 accordait le statut de société d’Etat à tous les médias publics du Burkina Faso. Et pour leurs transformations en société d’Etat, a-t-il poursuivi, des études de faisabilité avaient indiqué que ces médias devraient passer par un statut dérogatoire.

C’est ainsi qu’en janvier 2020, le gouvernement a octroyé à ces deux établissements un statut dérogeant aux règles de gestion de la comptabilité publique, en concertation avec les partenaires sociaux. « En adoptant ces deux décrets, il s’agit de faire en sorte que les statuts dérogatoires de ces deux organes de presse soient effectifs. Ils passeront intégralement donc d’une gestion de type public à une gestion de type privé avec l’observation de la comptabilité de type SYSCOHADA de l’Organisation africaine des droits des affaires », a-t-il expliqué.

Les états financiers de ces deux établissements publics, a souligné le ministre de la Communication, seront, en conséquence, certifiés par des experts comptables. « Ils devront enfin, à terme, se doter d’un statut du personnel et d’un organigramme adapté à leurs missions », a-t-il laissé entendre. Ce projet de statuts propose des changements et innovations tels le changement du mode de recrutement du directeur général et de gestion financière et comptable de l’établissement. En effet, selon les termes du statut, les directeurs généraux de ces deux médias d’Etat sont désormais recrutés par appel à candidature et nommés en Conseil des ministres.

Cette nouvelle donne, a-t-on indiqué, contribuera à faire de ces médias de service public, des outils plus performants, à même de participer à l’éveil des consciences, au développement économique, social et culturel du Burkina Faso.
Il est également ressorti du conseil des ministres que les élections municipales qui devraient, en principe, se tenir au mois de mai 2021 n’auront plus lieu à cette date. En effet, les mandats des élus locaux ont été prorogés d’un an et, conséquemment, les élections se tiendront en mai 2022, selon le porte-parole du gouvernement.

Dans cette dynamique, a-t-il dit, le conseil a donc planché sur un projet de loi portant prorogation des mandants de ces élus qui sera soumis à l’Assemblée nationale. Cette prorogation, a justifié le ministre de la Communication, permettra au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation de pouvoir relire un certain nombre de textes dont le Code électoral et le Code général des collectivités territoriales avant les prochaines élections.

Le ministre en charge des transports, Vincent Dabilgou : « la problématique de la mobilité urbaine sera résorbée avec la mise en œuvre de la seconde phase du projet Grand Ouaga ».

Au titre du ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, le conseil a adopté un rapport relatif au projet de mobilité urbaine du Grand Ouaga, deuxième phase. A entendre le Porte-parole du gouvernement, par ce projet, l’ambition est d’acquérir environ 200 nouveaux bus, d’aménager des infrastructures de voirie et de carrefour et de construire des abris-bus à la place Naaba-Koom de Ouagadougou. Cela, afin de fluidifier le trafic dans la ville de Ouagadougou. « Ce rapport autorise la conclusion des marchés au profit de la SOTRACO et de la commune de Ouagadougou pour des montants de plus de 51 milliards FCFA. Au terme du projet, la mobilité urbaine devrait nettement s’améliorer par une offre importante de transport en commun tant en quantité qu’en qualité », a relevé Ousseni Tamboura.

L’initiative est soutenue par deux grands géants européens dans le secteur de l’automobile dont SCANIA, spécialisé dans la question du transport urbain et RATP, le géant du transport parisien, selon le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine, Vincent Dabilgou. Ce sont ces deux partenaires, de son avis, qui fourniront les équipements mobiles, notamment les bus et autres infrastructures. « Dans son opérationnalisation, il s’agira d’aménager toutes les voiries de la ville pour permettre aux bus d’être efficaces. Il y aura des bus secondaires pour les voies secondaires et des bus tertiaires pour déposer les passagers jusqu’au pied de leur maison », a -t-il ajouté.

Au nombre des décisions prises, le ministre de la Communication a signifié que le conseil a approuvé les résultats d’appel d’offres pour la réalisation de travaux de 53 systèmes d’adduction d’eau potable dans la région de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, des Hauts- Bassins et du Sud-Ouest. La réalisation de ces systèmes d’adduction d’eau potable s’inscrit dans le cadre du programme d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement pour un coût total de plus de 9 milliards F CFA.

Soumaïla BONKOUNGOU

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