Cancers du sein et du col de l’utérus : la JCI Ouaga Golden veut « prévenir et guérir »

La Jeune chambre internationale Ouaga Golden, en partenariat avec la Fondation Bank Of Africa, a lancé, le vendredi 5 mars 2021 à Ouagadougou, la 7e édition des campagnes de sensibilisation et de dépistage gratuit des cancers du sein et du col de l’utérus.

Des séances de dépistage gratuit des cancers du sein et du col de l’utérus se sont déroulées du 5 au 8 mars 2021 à la clinique pour la promotion de la santé familiale, de 8 heures à 16 heures. C’est à l’occasion de la VIIe édition des campagnes de sensibilisation et de dépistage des cancers du sein et de l’utérus. L’initiative est de la Jeune chambre internationale Ouaga Golden, en collaboration avec la Fondation Bank Of Africa (BOA). Le top de départ de cette opération a été donné le vendredi 5 mars 2021 à Ouagadougou. Nous avons travaillé d’arrache-pied, a indiqué la directrice du comité d’organisation, Alexandra Coulibaly, pour la réussite de la présente édition. Elle a, en outre, traduit sa gratitude aux partenaires, notamment à la Fondation BOA pour son accompagnement sans cesse renouvelé et à l’association des sages-femmes et maïeuticiennes du Burkina pour l’avis technique et l’ONG Médecins du monde pour leurs avis techniques. Selon la présidente 2021 de la JCI Ouaga Golden, Ramatou Nadège Ouandé, le thème retenu, cette année, «La COVID-19 ne sera pas un frein, la lutte continue » est une invite à l’optimisme et à la confiance. A l’entendre, lors de la dernière édition tenue du 7 au 10 mars, 1 581 femmes ont été dépistées et 40 femmes déclarées positives aux lésions précancéreuses du col de l’utérus.

Au regard de ces résultats interpellateurs, la JCI Ouaga Golden, a-t-elle annoncé, a décidé pour la présente édition, en collaboration avec la Fondation BOA, de prendre en charge le traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus. A l’instar de son prédécesseur à la tribune, le président national 2021 de la JCI-Burkina, Michael Wilfried Yaguibou, a témoigné sa reconnaissance aux traditionnels partenaires et à la Ligue burkinabè contre le cancer du sein (LIBUCAS). Il a souhaité, par ailleurs, que ce partenariat, particulièrement avec la Fondation BOA, se pérennise et débouche sur d’autres perspectives de collaboration pour le bien-être des populations. Au fil des éditions, la campagne de prévention et de dépistage des cancers du sein et de l’utérus a gagné, de l’avis du représentant de la Fondation BOA, Emmanuel Kambou, en mobilisation et en adhésion.

« Une formidable opportunité »

Au vu des nombreuses conséquences désastreuses provoquées par les cancers féminins, nous devons apporter, a estimé M. Kambou, notre contribution dans le renforcement du dispositif public de santé et dans la prise en charge efficace des patientes. Les campagnes de sensibilisation et de dépistage précoce sont donc, a-t-il soutenu, d’une grande importance. « Car, elles permettent de traiter les lésions précancéreuses du col de l’utérus par cryothérapie, de former les femmes à l’autopalpation des seins et de distribuer des moyens de contraception », a-t-il déclaré. La commémoration de la Journée internationale de la femme représente également une « formidable » opportunité de faire le bilan sur la situation des femmes et d’engager des actions efficaces en vue d’une amélioration de leurs conditions de vie. La marraine du présent rendez-vous, la présidente nationale de l’Union nationale des associations des femmes handicapées du Burkina (UNAFEHB), Evelyne Winkoun Hien, a affirmé, pour sa part, que la prévention demeure le moyen le plus efficace contre les cancers du sein et du col de l’utérus. Elle a, de ce fait, invité les participants à être les vecteurs d’une information conséquente auprès de leur entourage.

« C’est ensemble que nous déclencherons des ondes de changements qui se propageront dans nos milieux de vie et qui impacteront la santé individuelle et collective », a argué Mme Hien. La cérémonie a été présidée par la directrice générale de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO), Laure Zongo. Tout en saluant l’initiative de la JCI Ouaga Golden, sa représentante, Yolande Sigui Zongo, a souligné que la question de la prise en charge des victimes reste une grande préoccupation en raison du coût élevé du traitement de la pathologie.

Des efforts remarquables ont certes été faits et se poursuivent dans le sens de la sensibilisation et des dépistages des cancers du sein et du col de l’utérus, mais, a-t-elle regretté, la problématique de la prise en charge des victimes demeure toujours. « Nous devons donc trouver de concert avec les acteurs de la santé des solutions pour l’épanouissement et le bien-être de la femme et de la communauté en général », a plaidé Mme Zongo.

W. Aubin NANA
nanaubin@yahoo.fr

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