Élimination de la transmission mère-enfant du VIH

L’épouse du chef de l’Etat, Sika Kaboré, ambassadrice de bonne volonté de l’ONUSIDA, a lancé le projet d’accélération pour l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH (eTME/VIH) au Burkina Faso, le mardi 9 mars 2020 à Kombissiri dans la région du Centre-Sud.

Les autorités burkinabè et leurs partenaires ont décidé de donner un coup d’accélérateur au processus d’élimination de la transmission mère-enfant du VIH. C’est dans ce sens que le projet d’accélération pour l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH (eTME/VIH) au Burkina Faso a été lancé le mardi 9 mars 2020 à Kombissiri dans la région du Centre-Sud
En effet, un plan d’élimination de la transmission mère-enfant du VIH a été élaboré et mis en œuvre durant la période de 2017 à 2020 entrant dans le cadre de la lutte contre la transmission résiduelle du VIH débuté au Burkina Faso depuis 2001.
Ce plan, a précisé le ministre de la Santé, le Pr Charlemagne Ouédraogo, a été mis en œuvre avec d’autres actions de grande envergure parmi lesquelles la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans, la gratuité du dépistage du VIH et des ARV, l’extension de la décentralisation de la réalisation du dépistage précoce des enfants exposés au VIH et la mise en œuvre de la stratégie d’accompagnement communautaire des femmes enceintes séropositives par la paire éducation.
Selon la représentante de l’UNICEF au Burkina Faso, Sandra Lattouf, la morbidité et la mortalité liées au VIH des enfants demeurent un problème de santé publique. Malgré les efforts consentis, a-t-elle ajouté, l’Afrique de l’Ouest accuse un grand retard pour diagnostiquer les enfants et les mères atteintes du VIH. Seuls 2 sur 10 enfants sont diagnostiqués. Or, selon elle, l’on estime que sans traitement, 50% des enfants décèdent avant leur deuxième anniversaire et que le pic de mortalité chez les enfants infectés survient entre 2 et 3 mois d’âge de vie, d’où l’urgence de diagnostiquer très tôt les enfants atteints du VIH.
Afin de venir à bout de ce fléau, le Burkina Faso a lancé en octobre 2017 son plan d’urgence et d’accélération de la lutte contre le SIDA et son plan d’élimination de la transmission mère-enfant du VIH sous l’égide du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, président du conseil national de lutte contre le SIDA et les IST et du directeur exécutif de l’ONUSIDA.

‘’Des chiffres encourageants ’’

L’exécution en synergie de ces différentes interventions a permis, selon le ministre de la Santé, d’enregistrer des résultats satisfaisants. En effet, a dit Pr Ouédraogo, selon les différents rapports de la direction de la santé et de la famille, la mise sous traitement ARV des femmes séropositives dépistées au cours des consultations prénatales est passée de 91,6% en 2016 à 100% en 2020 et la proportion d’enfants exposés dépistés n’a cessé d’augmenter, au cours de la mise en œuvre du plan eTME/VIH. Elle est passée de 43% en 2016 à 75,28% en 2020. Le taux de transmission mère-enfant du VIH est passé du même coup de 8,2% en fin 2016 à 5,3% en fin 2020.
Le lancement du projet d’accélération de l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH par Sika Kaboré a été marqué par le don d’un appareil Point of Care (POC) au district sanitaire de Kombissiri afin de renforcer le dépistage des enfants exposés au VIH, le suivi virologique des femmes enceintes/allaitantes séropositives dans le but de contribuer à accélérer les efforts vers l’élimination de la transmission résiduelle du VIH.
Cet appareil qui permet de calculer la charge virale en un temps record a été acquis grâce à la République populaire de Chine, l’un des partenaires engagés aux côtés de l’épouse du chef de l’Etat dans la lutte contre le VIH au Burkina Faso. L’ambassadeur Li Jian a réitéré le soutien indéfectible du peuple chinois au peuple burkinabè. L’ambassadrice de bonne volonté de l’ONUSIDA pour l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH, a traduit sa reconnaissance à la Chine qui a également fait un don d’une tonne de riz aux populations vulnérables de Kombissiri. Elle a également remercié les partenaires que sont l’UNICEF et l’ONUSIDA pour leurs efforts constants pour le bien-être et la santé des populations. Aussi a-t-elle encouragé et invité les organisations de la société civile et les agents de santé pour la sensibilisation des femmes et leurs conjoints à accepter le test de dépistage.

T. Pascal TIENDREBEOGO

 

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